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20 janvier 2023

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Vives inquiétudes autour du sort des animaux abandonnés à Matane

FERMETURE DU REFUGE D'AMOURS

Aude et pitou

©Photo Gracieuseté

Aude Juan avec un petit chat du refuge.

Si rien n’est fait dans un proche avenir, les chats et chiens abandonnés n’auront plus d’endroit sécuritaire puisque le glas semble avoir sonné pour le refuge de la rue D’Amours.

Opéré jusqu’à tout récemment par Karine Fortin et une poignée de bénévoles, le refuge a souvent fait les manchettes pour ses difficultés financières. Le 1er décembre 2022 aura toutefois marqué une nouvelle étape dans la saga du refuge puisque le bâtiment a été vendu pour non-paiement de taxes.

L’avenir étant plus qu’incertain, Aude Juan a décidé de s’impliquer davantage en tentant de sauver les meubles. « J’ai monté un projet avec un nouveau modèle de gestion, mais on a rapidement freiné mes ardeurs en me disant qu’on devait avoir un refuge rentable, ce qui implique l’euthanasie des animaux sept jours après leur arrivée au refuge. C’est très loin de ce que je conçois comme étant un refuge. Là, on me propose davantage une fourrière », se désole la jeune bénévole.

Les derniers mois ont été tellement lourds sur Aude et Karine qu’elles ont dû prendre du recul puisque leur santé en a pris un coup. « Ça nous tient tellement à cœur. Karine a investi des années de sa vie dans le refuge. Quant à moi, cet endroit a été un endroit qui m’a fait énormément de bien quand je suis arrivé à Matane. De plus, je suis extrêmement sensible à la cause des animaux abandonnés. On a vécu des moments excessivement stressants et la population a de vives inquiétudes. Je suis bombardée de questions quant à l’avenir des animaux », poursuit Aude Juan, visiblement émotive devant la situation.

Dossier prioritaire à la Ville

À Matane, ce dossier est traité en urgence confie le maire Eddy Métivier. « On doit trouver des solutions à court et à long terme. On doit répondre d’abord à la question la plus urgente, à savoir qui les citoyens devront contacter à partir de maintenant lorsqu’il y a un cas d’abandon d’animal. »

La situation est loin d’être simple et l’enjeu dépasse les frontières de la Ville de Matane. « C’est pourquoi nous regardons actuellement s’il y a une possibilité de collaboration avec les MRC avoisinantes. On regarde aussi avec le ministère des Affaires municipales pour des programmes qui pourraient aider un éventuel nouveau refuge puisqu’on ne se cachera pas que les coûts pour un bâtiments aux normes sévères en vigueur actuellement sont très élevés. À Rimouski, ç’a coûté trois millions de dollars. »

Si on parle d’un nouveau bâtiment, c’est principalement parce que celui qui abritait le refuge jusqu’à maintenant appartient à propriétaire privé et qu’il y aurait vraisemblablement plusieurs correctifs à apporter pour rencontrer les normes du ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Alimentation. « On ne cherche pas à se défiler de nos obligations, mais cet enjeu touche toutes les municipalités de La Matanie et plusieurs autres MRC comme la Haute-Gaspésie, La Matapédia et La Mitis », ajoute Eddy Métivier.

C’est pourquoi une rencontre d’urgence avec les citoyens se tiendra le 7 février prochain à 19 h à la Récréathèque afin d’informer le public de l’évolution de la situation. Ce sera aussi l’occasion de recueillir les idées des citoyens dans l’espoir de régler le dossier une fois pour toutes.

 

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