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11 juillet 2022

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Le Refuge L'Ami des bêtes ferme ses portes

REFUGE POUR ANIMAUX

Manon Parent Méganne Perry Mélançon

©Photo Gracieuseté

Manon Parent a tenu le Refuge L'Ami des bêtes à bout de bras depuis son ouverture il y a cinq ans.

À bout de souffle, la responsable du Refuge L'Ami des bêtes de Sainte-Anne-des-Monts, Manon Parent, a annoncé la fermeture de l'organisme pour une durée indéterminée.

Est-ce que cette fermeture sera temporaire ou permanente? Manon Parent n'en sait rien pour le moment outre le fait qu'elle doit s'accorder une période de répit, à elle, et à la minuscule équipe de bénévoles qui la soutiennent dans les opérations quotidiennes du refuge.

Ouvert il y a cinq ans pour répondre à un problème criant de surpopulation féline, de chats errants en plus de combler un besoin de fourrière, le Refuge L'Ami des bêtes a opéré autant longtemps qu'il a pu sans financement récurrent. « Nous sommes épuisés de constamment courir après de l'argent. Ceux qui aident au refuge le font sur une base bénévole. Personne n'a de salaire. Nous avons reçu des aides ponctuelles pour certains projets, mais nous n'avons aucune somme récurrente pour assurer les coûts d'opération du refuge, soit les frais vétérinaires, les soins pour les animaux, la nourriture et la litière, l'électricité et tout le reste. »

En plus d'avoir contribué à sauver des milliers d'animaux, trouvé des familles d'adoption et intervenu sur un vaste territoire lors de situations problématiques, le Refuge était devenu un incontournable pour répondre à différents besoins, notamment le gardiennage, le toilettage et la vente de différents produits pour animaux.

Le Refuge avait aussi étendu sa mission en offrant de la zoothérapie dans des résidences pour aînés ou accueillant entre leurs murs des gens aux prises avec différentes problématiques psychosociales. L'interaction avec les animaux aura aidé de nombreuses personnes à mieux gérer leur stress et d'autres à simplement retrouver le sourire.

Le Refuge était aussi la première ressource contactée pour tout problème concernant les animaux. « Encore récemment, nous sommes intervenus dans un logement où un homme avec une problématique de santé mentale gardait plusieurs dizaines de chats chez lui. Nous les avons tous récupérés. Je pense aussi à un autre épisode où nous avons dû intervenir auprès d'un chien agressif qui empêchait une dame de sortir de chez elle », explique Manon Parent.  

Mais les journées sont longues pour la responsable du refuge et ses quelques bénévoles. « Ce sont des journées de douze heures d'ouvrage où l'on s'occupe des animaux, on gère le service de gardiennage, on fait des commissions pour le refuge, on répond jour et nuit aux urgences, on cherche des familles d'accueil, on donne des conseils aux gens qui nous appellent et on doit, à travers tout ça, organiser des spectacles, des ventes de garages et faire des demandes de subvention simplement pour couvrir nos frais de base. C'est épuisant », poursuit Manon Parent.

Tous s'entendent pour dire qu'un refuge n'est pas un luxe, mais bien un service essentiel. Et ce service a un coût. Autant monétaire qu'humain. Depuis l'ouverture de celui-ci, le public a toujours répondu présent pour aider financièrement lorsque le refuge lançait des appels à l'aide pour des interventions vétérinaires onéreuses. Toutefois, l'une de solutions proposées dès le début, soit d'imposer un montant de 2 à 5 $ par citoyen sur le compte de taxes n'a jamais trouvé écho dans les différents conseils municipaux.

Lors d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Manon Parent a rappelé qu'il y avait encore une vingtaine de chats qui habitent le refuge et qui se cherchent un foyer. « Je veux pouvoir leur trouver une famille avant de fermer les portes. Nous avons toujours évité l'euthanasie dans la quasi-totalité des cas et j'aimerais que ça continue comme ça. J'invite aussi les gens à venir nous voir d'ici le début août pour nous encourager avec notre marché aux puces afin qu'on puisse régler les factures qu'il nous reste à payer. »

Manon Parent a aussi mentionné qu'une rencontre s'était tenue avec des représentants de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts et du CLD de la Haute-Gaspésie afin de trouver des solutions à cette impasse. Reste maintenant à savoir si cette rencontre portera ses fruits.

D'ici là, les gens qui désirent adopter un chat peuvent contacter Manon Parent au 418 764-6904.

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