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06 juillet 2022

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Qui se cache derrière le nom des écoles de La Matanie?

TOPONYMIE

Saint-Victor

©Photo Joël Charest - L'Avantage Gaspésien

L'école Saint-Victor tient son nom de Victor Côté, un curé de 1878 à 1966.

Les écoles ont souvent les noms de personnalités connues ou ayant marqué l'histoire à leur façon. Toutefois, bien des gens ignorent qui sont ces personnalités qui se sont mérités d'avoir une école baptisée en leur honneur. On a recensé quelques-unes d'entre elles en Matanie.

École Zénon-Soucy, Matane:

Le chanoine Zénon Soucy est né à Saint-Ulric au début du 20e siècle. Il est déménagé à Rimouski à l'âge de 15 ans afin d'y effectuer son cours classique. De 1923 à 1927, il a étudié en théologie pour enfin être ordonné prêtre à l'âge de 27 ans. Lui reconnaissant des qualités en administration, on lui a confié la fondation des paroisses de Saint-Rédempteur de Matane et La Rédemption en Matapédia. Il a d'ailleurs célébré la messe à l'église Saint-Jérôme en 1947, et peu de temps après, dans une nouvelle église de la paroisse du Très-Saint-Rédempteur.

Étant un fervent défenseur de l'éducation, il est à l'origine de la venue des Ursulines à Matane dans les années '50. Pour souligner ses 25 ans de prêtrise, l'école qui porte son nom a été fondée. Il a aussi plaidé pour que Matane se dote d'un collège classique. Son souhait se réalisera en 1957. Les années passèrent et Zénon Soucy fût éventuellement terrassé par la maladie et s'éteindra doucement en 1976. Il a été enterré au cimetière de son village d'origine.

Zénon Soucy

Zénon Soucy

Victor Côté

©Photo Gracieuseté - Société d'histoire et de généalogie de Matane

Victor Côté

Écoles Victor-Côté et Saint-Victor, Matane:

Les deux écoles ont été nommées en l'honneur du curé Victor Côté qui a vécu de 1878 à 1966. Il a été curé à Matane pendant 30 ans. On lui doit d'ailleurs la modernisation de l'église Saint-Jérôme et à la fondation de l'hôpital du Très-Saint-Rédempteur.

Outre sa carrière au sein de la paroisse, il a aussi œuvré pendant dix ans à tire d'aumônier rattaché aux Fusiliers du Saint-Laurent ainsi qu'au 87e Régiment de Québec des Forces armées canadiennes.

Il terminera ses jours dans une résidence de la rue de la Fabrique à Matane, tout près de l'église où il a prêché pendant de nombreuses années.

École Mgr Belzile, Saint-Ulric:

L'école construite en 1959 à Saint-Ulric tient son nom de Médard Belzile né en 1861 à Saint-Fabien. Fils de cultivateur, il a poursuivi ses études au Séminaire de Rimouski puis ordonné prête en 1886. Il a notamment été professeur de catéchisme, de chant et de musique, de philosophie et de théologie en plus d'occuper des hauts postes dans la direction des études.

Médard Belzile a été curé dans plusieurs paroisses, dont Sainte-Luce, Sainte-Françoise et Saint-Arsène. En 1917, il devient le curé de Saint-Ulric, une position qu'il occupera pendant près d'une décennie.

Il s'éteindra en 1953 et inhumé dans son village d'origine de Saint-Fabien.

Médard Belzile

©Photo Gracieuseté - Diocèse de Rimouski

Médard Belzile

Émile Dubé

Émile Dubé

École Émile-Dubé, Saint-Adelme:

La petite école de Saint-Adelme tient son nom d'Émile Dubé, un prêtre né en 1910 à Amqui. Tout comme plusieurs de ses confrères, Émile Dubé a fait son cours classique et ses études théologiques au Séminaire de Rimouski. Il fût ordonné prêtre en 1936.

Par la suite, il enseignera l'agriculture avant de devenir vicaire à Saint-Fabien. Il servira aussi comme aumônier militaire pendant la seconde guerre mondiale. Puis une fois nommé curé, il sera à la tête de différentes paroisses dont Saint-Irène, Saint-Jean-de-Dieu et Saint-Adelme de 1955 à 1966. L'homme de Dieu s'éteindra à l'âge de 66 ans et sera inhumé au cimetière de Rivière-du-Loup.

 

École Saint-René-Goupil, Saint-René-de-Matane:

L'école Saint-René-de-Goupil tient son nom de René Goupil, un missionnaire français aussi considéré comme le premier martyr nord-américain de l'église catholique. En 1642, alors qu'il était en mission d'évangélisation des premières nations du Québec, il a été capturé et tué à coup de tomahawk alors qu'il enseignant le signe de la croix aux jeunes Amérindiens. Il a été canonisé en 1930 par le Pape Pie XII.

Son nom a été associé à de nombreux endroits dont une paroisse à Montréal, une autre en Beauce, un diocèse en France et l'école de Saint-René-de-Matane qui comprend aussi une église baptisée en son honneur.

Saint-René-Goupil

Saint-René-Goupil

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