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24 novembre 2021

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Les 12 jours d'action contre les violences faites aux femmes du Centre Louise-Amélie

VIOLENCE CONJUGALE

Violence conjugale

©Photo archives - L'Avantage Gaspésien

42 % des femmes déjà aux prises avec un conjoint agressif ont affirmé avoir vécu des épisodes de violence plus intense pendant le confinement.

Dans le cadre de la campagne « 12 jours d'action contre les violences faites aux femmes », le Centre Louise-Amélie en profitera pour poursuivre les initiatives de sensibilisation autour de ce fléau.

Du 25 novembre au 6 décembre, le Centre Louise-Amélie utilisera les médias sociaux pour propager le message, notamment par le biais de suggestion de lectures ou de chansons. « La violence conjugale n'est malheureusement pas en déclin. Nous devons continuer de réfléchir en tant que société à ce que nous pouvons faire pour améliorer le sort des femmes », lance la directrice du Centre Louise-Amélie, Monic Caron.

L'année pandémique qui s'achève a eu des effets pervers sur la situation des femmes en contexte de violence conjugale. « On a vu une baisse considérable sur le plan de l'hébergement. C'est une tendance que nous avons observé partout au Québec. Il y avait donc moins de possibilités pour les femmes de sortir ou de demander de l'aide. C'est à ce moment que nous avons ajouté le texto comme façon de nous rejoindre. Nous avons aussi augmenté la publicité pour rappeler aux femmes que le centre était toujours ouvert », ajoute Monic Caron.

Or, s'il est difficile d'avoir des statistiques exactes sur l'effet du confinement sur la violence faite aux femmes, certains chiffres sont toutefois évoqués. On mentionne notamment que 43 % des femmes qui ont vécu un épisode de violence conjugale pendant le premier confinement n'ont pas fait appel à des ressources d'aide en raison de la présence constante de leur conjoint. « Les possibilités de contacts sociaux pour les femmes étaient minimisés. L'étau se resserrait alors sur elles », poursuit la directrice du Centre Louise-Amélie.

Cette dernière ajoute que la pandémie a eu cet effet néfaste de donner l'impression que les ressources d'hébergement étaient moins accessibles alors que ce n'était pas le cas. Elle ajoute aussi le fait que les femmes qui arrivaient en centre se retrouvaient confrontés à un climat particulier dicté par les contraintes sanitaires et la froideur des contacts humains avec masque et distance.

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