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10 novembre 2021

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Garage du MTQ: la grogne monte chez les résidents de la 11e rue

QUALITÉ DE VIE

Bâtiment SADM MTQ

©Photo Gracieuseté

L'imposant bâtiment du MTQ sème la grogne chez les résidents de la 11e rue Ouest.

Les résidents de la 11e rue à Sainte-Anne-des-Monts sont toujours aussi exaspérés par l'imposant bâtiment du ministère des Transports qui a été érigé à quelques mètres de chez eux et qui contaminent leur qualité de vie.

Réunis pour dénoncer à nouveau la situation, les citoyens de cinq résidences de la 11e rue qui prennent leur café le matin avec le nouveau garage à sel du MTQ, affirment être à bout de patience et réitèrent leurs demandes de voir ce dossier se régler rapidement.

Perte de jouissance des lieux, visibilité amoindrie, augmentation du bruit et perte de circulation d'air, voilà les irritants auxquels doivent faire face les résidents de la 11e rue depuis l'arrivée du nouveau garage. « On s'est fait avoir royalement. Ça empoisonne notre existence et nous n'avons pas été respectés. Parmi les résidents, il y a trois nouveaux propriétaires et personne n'a été avisé qu'une telle bâtisse allait être érigée », explique Maryse St-Laurent.

Frédéric Allard explique que le mur de béton du garage réfléchit les sons à un tel point qu'il a l'impression que son voisin coupe son bois en avant de sa porte alors qu'il est à l'autre extrémité de sa cour. Même chose pour les véhicules qui passent sur la rue. « Cet été, j'ai accueilli quelqu'un de Toronto chez moi. Il est arrivé le soir sans voir le bâtiment. Le lendemain matin, il se demandait si nous étions sur une autoroute. »

De nombreuses questions sont soulevés par les résidents dont le respect des plans originaux, la façon dont la dérogation mineure a été traitée et l'absence du processus de consultation. « Pourquoi n'ont-ils pas considéré le construire plus loin sur leur terrain ou même se relocaliser dans le parc industriel? Pourquoi n'a-t-on pas été consultés? Quelle sera la valeur de notre maison si on vend demain matin? », se demandent les citoyens.

Même si des mesures d'atténuation avaient été envisagées par le ministère des Transports, les résidents ne croient pas que celles-ci seront adéquates considérant que le bâtiment est déjà en place. Les citoyens en sont donc au point où deux seuls scénarios sont envisageables. « Soit on se fait dédommager ou ils relocalisent leur bâtiment. Je ne vois pas quoi d'autre pourrait être fait dans le contexte actuel. »

« Lorsque la ville émet un permis, ça doit se faire dans le respect des règles municipales. Donc, à nos yeux, la ville était responsable de suivre les travaux et de s'assurer que tout allait être fait pour préserver la quiétude des citoyens, ce qui n'est visiblement pas le cas. Il y a des redondances de son, le vent est coupé et la visibilité est affectée. On n'ose même pas imaginer les impacts cet hiver lorsque la neige se mêlera de la partie », explique une autre résidente de la 11e rue, Marie-Anne Pelletier. Cette dernière compare la situation à celle d'un simple citoyen qui possède un petit chalet en plein milieu de la forêt. « Je dois avoir un certificat de localisation, je dois obtenir un rapport d'arpentage et effectuer un test de sol pour être conforme. Je ne comprends donc pas comment un tel bâtiment a pu franchir toutes ces étapes et être jugé conforme. »

Claudette Viens ajoute qu'elle a acheté sa maison il y a à peine quelques mois. « Ce n'était pas le genre de retraite à laquelle je m'attendais. » Même son de cloche du côté de Marius Giasson qui ajoute que les travaux n'ont pas été de tout repos alors qu'ils ressentaient des tremblements à l'intérieur de leur maison. « Mon assiette commençait en face moi pour terminer au bout de la table », illustre-t-il.  

La Ville appuie les citoyens

Du côté de la ville de Sainte-Anne-des-Monts, le maire Simon Deschênes affirme se positionner du côté des citoyens. « Premièrement, la méthode qui a été utilisée pour obtenir la dérogation mineure a été assez cavalière. Il y a eu de la pression pour que ça se fasse très rapidement. On ne se défile pas, nous l'avons approuvé, mais il faut comprendre que nous n'avions probablement pas toute l'information pour prendre une décision éclairée. Il nous reste encore des éléments à étudier dans la façon dont le tout a été fait. Ce que je peux toutefois dire aujourd'hui, c'est que nous ferons le maximum pour nos citoyens dans ce dossier. »

Simon Deschênes réitère que la Ville prend cette situation au sérieux et que le dossier demeure prioritaire. « Avant qu'on se lance dans des démarches juridiques coûteuses qui pourraient durer plusieurs années, je veux que tout le monde puisse se rencontrer afin d'analyser toutes les options. Ça inclut les élus, le MTQ, la Société des infrastructures du Québec et les citoyens. »

MTQ SADM

©Photo Gracieuseté

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