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Santé

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28 octobre 2021

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Un médecin de la Haute-Gaspésie exhorte le ministère de la Santé à décentraliser les services en région

RÉSEAU DE LA SANTÉ

Guillaume Hardy

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Dr Guillaume Hardy pratique la médecine familiale à Sainte-Anne-des-Monts depuis une dizaine d'années.

Le Dr Guillaume Hardy, un médecin de famille bien connu en Haute-Gaspésie, lance un cri du cœur au ministère de la Santé et des Services sociaux, l'exhortant de décentraliser les services en région.

Le message est clair: la réforme Barrette a été une série de fusions anti-démocratiques qui ont eu pour effet d'éloigner les décideurs du terrain. Plus encore, les décisions prises en ce sens remontent aux 20 dernières années avec les résultats constatés. Pour le Dr Hardy, le gouvernement doit démontrer sa bonne volonté et devancer ses promesses de décentralisation du réseau de la Santé.

Pour illustrer son propos, le médecin de famille prend les techniciens en laboratoire de l'hôpital de Sainte-Anne-des-Monts. « Dans son sillage, le paquebot de la réforme a imposé à toute la Gaspésie une centralisation de la gestion des examens de laboratoire au Centre hospitalier de Rimouski. Depuis, on a observé, sans surprise, une détérioration des conditions de travail des techniciens de laboratoire et du service rendu aux différents départements hospitaliers ainsi qu'une difficulté absurde à obtenir des ajustements allant pourtant de soi pour les acteurs locaux. Résultat : une équipe de travail démotivée qui n’a plus confiance en son employeur. »

Là où le bât blesse, c'est que bon nombre de techniciens ne sont pas vaccinés, entraînant les conséquences dont on se doute. « Le report de la date butoir au 15 novembre nous a donné un sursis salutaire. J’invite maintenant le ministre à considérer les situations particulières à la pièce, et à accepter, lorsqu’elles existent localement, des solutions permettant de ménager la chèvre et le chou, et de privilégier chaque fois la solution qui sert le mieux la mission de son Ministère, le remède étant parfois pire que le problème lui-même », martèle le Dr Hardy.

Pour le professionnel de la santé, il ne fait aucun doute que les décisions doivent être prises localement, dans l'intérêt du bon fonctionnement du système et pour s'assurer que la population soit bien desservie. « Comme avait dit Jacques Parizeau, si le sommet de la tour d’ivoire peut sembler au premier abord un point de vue incomparable pour apprécier l’entièreté de la société, il fait perdre tout du détail de ce qu’il s’y passe quotidiennement. Si seulement les élus et les hauts fonctionnaires du réseau de la santé pouvaient convenir de cette évidence et en faire bénéficier le Québec en entier. »

C'est donc avec cette « évidence » en tête que Guillaume Hardy demande au ministre de la Santé de redonner l'autonomie aux laboratoires locaux le plus rapidement possible. « Je l’invite à faire la preuve de ses bonnes intentions et devancer la décentralisation projetée, annoncée le 19 octobre dernier, en redonnant leur autonomie aux laboratoires médicaux gaspésiens et en faisant confiance dès aujourd’hui à ses gestionnaires locaux pour l’élaboration et l’application des solutions. »

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