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10 juillet 2021

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Fermeture estivale des soins intensifs: « une décision mal éclairée », estime le chef de l'urgence de Matane

SOINS DE SANTÉ

Hôpital Matane

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

L'hôpital de Matane est aux prises avec de nombreuses ruptures de services depuis pun bon moment.

Le chef du service d'urgence de l'hôpital de Matane, Antoine Séguin, est d'avis que la décision du CISSS-Bas-Saint-Laurent de fermer l'unité des soins intensifs cet été était « hâtive et mal éclairée ».

Dans une missive adressée au ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, le chef de l'urgence de Matane déplore le manque d'efforts et de consultation lorsque le moment a été venu de fermer les lits de soins intensifs. « Nous avons été mis au courant le 28 juin de la décision exécutive de la haute gestion du CISSS-Bas-Saint-Laurent de fermer l'unité des soins intensifs dès le 5 juillet, et ce, jusqu'au 7 septembre. Malheureusement, ni les équipes infirmières, ni le corps médical ne fut impliqué dans les démarches. L'opacité du processus décisionnel ne peut qu'effriter notre confiance envers les hauts gestionnaires et leur volonté de protéger les structures de soins de notre milieu et ses équipes. »

Or, selon Antoine Séguin, les efforts de contingence ont été insuffisants et des solutions étaient envisageables. En fait, il aurait été possible de maintenir deux lits en soins intensifs tout au long de l'été puisque le personnel en place le permettait. Rappelons que le CISSS-Bas-Saint-Laurent avait évoqué un manque de personnel pendant la saison estivale pour justifier cette fermeture.

Cette information a été partagée par le chef de l'urgence au député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, qui demande maintenant au ministre Christian Dubé d'intervenir. « Je lui demande de renverser cette décision et de rouvrir l'unité de soins dans les prochains jours. S'il estime que la situation est importante, je lui propose de venir rencontrer les professionnels de la santé à l'hôpital de Matane. Je veux aussi qu'il se penche sur la situation de l'obstétrique qui subit aussi de nombreuses ruptures de services. »

Le ministre Dubé a répondu qu'il était préoccupé par la situation à Matane et des autres hôpitaux de la province qui vivent également des ruptures de services. Le ministre de la Santé et des Services sociaux a indiqué qu'il était à l'écoute du personnel sur le terrain et que des actions seraient prises. Il a ajouté qu'il était en mode solution, sans toutefois compromettre les vacances du personnel hospitalier.

Pascal Bérubé rappelle le cas de la cardiologue Valérie Gaudreault qui pratiquait à Matane depuis dix ans. Or, le CISSS-Bas-Saint-Laurent avait décidé de ne plus avoir recours à ses services, évoquant que les suivis pouvaient être faits à l'interne. « Nous avions alors réussi à renverser cette décision et Dre Gaudreault pratique toujours à Matane aujourd'hui. »

Finalement, Le Dr Antoine Séguin souligne que la problématique de manque de main-d'œuvre existe depuis longtemps et qu'elle ne se résorbera pas tant que la profession d'infirmière ne sera pas valorisée à sa juste valeur. « C'est un maillon essentiel au bon fonctionnement du système de santé. Les incitatifs de la pratique devraient refléter l'importance de ce rôle. »

 

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