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02 mai 2021

Oscar et Sandra: Quand la Haute-Gaspésie devient un havre de paix

PASSEPORT HAUTE-GASPÉSIE

Passeport H-G

©Photo Gracieuseté

Oscar Lopez, Sandra Morales, et leurs deux filles au sommet du Mont Louis.

PAR LOUIS LAFLAMME - Pour les raisons que l’on connait et les défis qu’elle aura apportés, bien des gens ne garderont qu’un mauvais souvenir de l’année 2020. Pour la famille d’Oscar Lopez et de Sandra Morales, elle aura été l’occasion de trouver la tranquillité et la stabilité. Pour eux, cette découverte, ce havre de paix, c’est Sainte-Anne-des-Monts.

Oscar et Sandra ont quitté leur Colombie natale pour s’établir au Québec il y a près de 15 ans. Après avoir surmonté les barrières de la langue et de la culture, et après avoir déménagé à plusieurs reprises, ils ont finalement élu domicile à Lévis. Oscar occupait un emploi qu’il aimait bien à l’agence canadienne d’inspection des aliments et sa conjointe, Sandra, s’occupait des tout-petits dans un CPE. C’est aussi à Lévis que leur famille s’est élargie, alors que leurs deux filles, Sarah et Ariana ont vu le jour durant cette période. Jusqu’ici, il s’agit d’une histoire d’intégration sans faute.

C’est à ce moment qu’arrive l’année 2020. Année que notre famille de latinos-québécois n’est pas près d’oublier.

En mars, une mauvaise nouvelle en provenance de la Colombie secoue Oscar et Sandra. Depuis, la famille Lopez-Morales est en deuil de la mère de Sandra. Une onde de choc.

Peu de temps après, un incendie ravage leur maison à Lévis. Une deuxième gifle au visage, alors que la douleur de la première n’a à peine commencé à guérir. « Je suis allé aux funérailles de ma mère en Colombie et quand je suis revenu, le Québec était en mode pandémie. Et puis il y a eu l’incendie, je ne pouvais pas voir mes enfants (à cause de la quarantaine) et j’ai perdu mon travail. Ça fait beaucoup de chose en même temps », explique Sandra Morales.

« Le mois de mars, disons que ça a brassé », de dire Oscar Lopez.

UN NOUVEAU DÉPART

C’est à ce moment qu’Oscar reçoit une offre d’emploi, une promotion. Il la voit comme une opportunité de se relever, un nouveau départ. On lui propose de gravir un échelon au sein de l’agence canadienne d’inspection des aliments. La condition, il doit déménager en Haute-Gaspésie. « Il y a eu une grosse décision à prendre en famille parce qu’on avait une grosse (communauté) de colombiens et latinos à Québec. On savait qu’ici il n’y en a pas beaucoup. Mais on a réfléchi. (…) Mais on va l’essayer et profiter de cette opportunité que la vie nous donne et on va y aller! », affirme Oscar Lopez, avec philosophie.

S’en suit une visite de la région au mois de juin. C’est à ce moment que nos futurs néo-gaspésiens, comme bien des québécois lors de la même année, sont tombé sous le charme. « Les personnes de Québec pensent que la Gaspésie c’est un trou et qu’il n’y a rien à faire. Mais ce n’est pas comme ça! », soutient Oscar Lopez.

« On est arrivé il y a plus de treize ans, et on n’a pas eu le temps de découvrir le Canada et le Québec. Quand on est arrivé, on cherchait plus un travail pour gagner de l’argent, parce qu’on doit en envoyer en Colombie. Après les enfants sont arrivés. Mais grâce au comité des nouveaux arrivants. On a découvert pleins de belles choses », avance Sandra Morales.

Cette première expérience en sol gaspésien s’est avérée très positive. Et c’est en partie grâce au travail de l’organisme d’accueil des nouveaux arrivants de la Haute-Gaspésie, qui les a pris en charge de A à Z : « Nous avons eu un très bon accompagnement avec l’organisme. (…) C’est grâce à eux que Sandra a eu son entrevue. Et surtout, on a trouvé que les gens ici sont très chaleureux », explique Oscar Lopez, en vantant la générosité de son voisinage, avec qui il a bien hâte de pouvoir partager un repas chez lui.

« ON EST BIEN À LA MAISON »

« Je suis plus (du type) ville. Mais on aime la région. C’est plus tranquille. Plus calme. (…) On est bien ici. On est bien à la maison », avoue Sandra Morales, qui travaille maintenant au CPE de la marée montante.

Leurs filles, de 9 et 11 ans, sont entourées d’amies et adorent leurs cours de ski alpin. Elles parlent un français impeccable (au point de corriger leurs parents) et passent à l’espagnol avec une facilité déconcertante. « On se demandait comment allait se passer le changement d’école. Mais finalement, ça a super bien été. Les deux sont super bien intégrées », explique Oscar Lopez.

Aujourd’hui, la famille Lopez-Morales ne regrette pas son choix. Avec les nombreux changements qu’ils ont vécus durant leur parcours de vie atypique, ils ignorent où l’avenir les amènera. Mais pour le moment, c’est avec candeur et reconnaissance qu’ils appellent Sainte-Anne-des-Monts leur maison.

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