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17 mars 2021

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Le Bas-Saint-Laurent en zone orange : colère des élus et explications de la santé publique

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©Photo -archives

Il semble que les Bas-Laurentiens devront subir les mesures sanitaires du palier orange encore un bon bout de temps.

La colère était palpable chez les élus de l'est du Bas-Saint-Laurent, au lendemain de l'annonce du maintien de la région en zone orange alors que la Gaspésie bénéficie d'allégements substantiels en rétrogradant au palier jaune.

Alors que les Gaspésiens pourront accueillir des gens d'une autre bulle familiale à l'intérieur de leur domicile et même sortir dans les bars, les Bas-Laurentiens sont toujours coincés en zone orange avec les restrictions sanitaires qui y sont associées. Il s'agit d'une décision injustifiée et incohérente selon plusieurs élus locaux.

En Matanie, alors que la seule éclosion importante s'est produite à la Résidence des Bâtisseurs en novembre dernier, le préfet Andrew Turcotte se pose des questions. « La situation de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent est pratiquement la même. Je crois que la population mérite un certain allègement. Les gens ont besoin de se voir. »

Le préfet est d'avis que les règles actuelles ne pourront pas être maintenues longtemps sans conséquence. « Jusqu'à maintenant, la population du Bas-Saint-Laurent a été exemplaire dans le respect des consignes, mais si ça ne change pas, je ne serais pas surpris de voir des gens se rebeller. On ne peut presque rien faire à l'heure actuelle et pendant ce temps, ils donnent des allègements similaires à la zone orange en zone rouge. On s'entend que ce n'est pas du tout la même réalité épidémiologique. »

Andrew Turcotte soulève également l'incohérence des deux paliers pour les municipalités limitrophes. « Je pense au chantier maritime Verreault qui accueille des travailleurs autant de Sainte-Anne-des-Monts que de Matane. Les Annemontois quittent la zone jaune le matin et vont travailler en zone orange et reviennent chez eux en zone jaune, alors que les Matanais restent en zone orange avec leur couvre-feu. Ça va finir par causer problème. »

La préfète de La Matapédia, Chantale Lavoie, est aussi d'avis que sa population mérite des assouplissements. « Rien ne justifie le maintien de notre région au palier d’alerte orange. Il faut minimalement que notre région profite d’allégements supplémentaires d’ici le 26 mars prochain. J’espère que nous aurons cette écoute de la part de nos dirigeants, tant au niveau politique que de la santé publique. »

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, abonde dans le même sens à l'effet que les MRC de l'est comme La Matanie, La Matapédia et La Mitis subissent des mesures sanitaires alors que la situation est similaire à celle de la Gaspésie. Ce dernier se dit insatisfait de la décision du gouvernement Legault et propose que le Bas-Saint-Laurent soit scindé en deux, considérant que les quelques cas sont davantage observés dans l'ouest de la région, plus précisément dans le KRTB.

Cette proposition a reçu une fin de non-recevoir, évoquant la complexité de diviser sanitairement une région en deux.

Réponse de la santé publique

Du côté de la santé publique régionale, le directeur, Dr Sylvain Leduc, se dit à l'aise avec sa décision de maintenir la région au palier orange pour différentes raisons à commencer par la possible présence de variants parmi les cas. « Dans un passé pas si lointain, on avait 12 cas en une journée et le lendemain, 9 cas. Ça nous plaçait dans une situation similaire au Saguenay-Lac-Saint-Jean et on a vu ce qui s'est produit. Il y a eu une flambée de 40 cas par la suite là-bas. »

Le Dr Leduc utilise cet exemple pour illustrer la volatilité du virus et l'importance de faire preuve de prudence. Il a également évoqué la proximité du Bas-Saint-Laurent avec d'autres régions comme Chaudières-Appalaches et la Capitale-Nationale qui sont plus problématiques en ce qui a trait aux variants.

Sylvain Leduc a aussi mentionné qu'il était important d'attendre le résultat des assouplissements annoncés pour les sports et le retour à temps plein des étudiants. « Pour toutes ces raisons, j'ai donné mon opinion au directeur national de la santé publique à l'effet que j'estimais qu'on devait rester au palier orange encore un certain temps et je maintiens cette décision aujourd'hui. »

Rappelons qu'au Bas-Saint-Laurent, il y a actuellement aucune hospitalisation et une moyenne de cas de 0 à 5 par jour. Une MRC comme la Matapédia affiche un nombre total de cas de 50 depuis le début de la pandémie. Dans La Mitis, on parle de 86 cas depuis un an et 244 en Matanie, incluant une éclosion maintenant contrôlée depuis cinq mois.

Commentaires

17 mars 2021

Gilles Bouffard

Je crois que c'est une grosse farce. Leduc dit ''j'ai donné mon opinion au directeur national de la santé publique'' et voici la réponse qu'il a dû recevoir ''suit les ordres tout simplement….tu dis ça c'est tout.''

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