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07 janvier 2021

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Nouveau confinement: résignation et déception chez les élus de l'Est-du-Québec

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©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Malgré la déception, les élus de l'Est-du-Québec comprennent toutefois la réalité précaire du système de santé

À la suite de l'annonce des nouvelles mesures sanitaires encore plus restrictives imposées par le gouvernement provincial de François Legault, les élus de l'Est-du-Québec doivent avaler la pilule, non sans amertume.

À Matane, le maire Jérôme Landry lance d'entrée de jeu que la Matanie compte moins de cinq cas actifs. « On aurait espéré maintenir le niveau de consignes qu'on avait depuis la mi-décembre puisque ça semblait bien fonctionner. Par contre, on voit qu'il y a encore des éclosions un peu plus à l'Ouest dont à Rimouski. C'était donc moins envisageable de penser à des scénarios comme un barrage à La Pocatière. Nous devons donc être solidaires et jouer notre rôle en étant responsables. »

Pour ce qui est de l'économie locale, le maire souhaite que les programmes gouvernementaux permettent aux commerces touchés, les restaurateurs par exemple, de se maintenir à flot malgré tout. Pour Jérôme Landry, il apparait donc clair que l'objectif premier de ces nouvelles consignes est de sauvegarder le réseau de la santé. « En temps normal, nous avons de la difficulté à maintenir nos services et il arrive que nous ayons des découvertures. Alors, on ne peut qu'imaginer ce qui arriverait si on avait une flambée de cas de Covid-19. On ne veut pas revivre un épisode comme on a eu aux Bâtisseurs et à la Résidence des Sages. On comprend donc le message qui nous a été envoyé par la Santé publique. »

Sur une note plus nuancée, Jérôme Landry souhaite ardemment que les efforts demandés, jumelés avec l'arrivée des vaccins, permettent un retour à un certaine normalité d'ici la fin du printemps. « Nous avons réussi à reprendre le contrôle chez nous mais ça demeure très fragile et le réseau de la santé et très précaire. Et puisque plusieurs services sont centralisés à Rimouski, nous n'avons pas le choix de suivre. »

Réactions des élus de la Haute-Gaspésie

Du côté de La Haute-Gaspésie, le préfet Allen Cormier croit également que la fragilité du réseau de la santé dicte les mesures qui ont été mises en place. « C’est important de protéger les personnes les plus vulnérables du territoire et notre réseau de la santé. Avec un taux d'occupation qui frôle le 120 % à l'hôpital de Sainte-Anne-des-Monts, nous devons être très vigilants. Si l'on considère qu'une seule personne infectée peut transmettre le virus de la Covid à 25 autres rapidement, on comprend que la situation impose la prudence.

Allen Cormier affirme qu'il n'a pas crié de joie à l'annonce des nouvelles mesures imposées par le gouvernement mais il comprend pourquoi elles ont été mises en place. « Si on veut maximiser nos chances de s'en sortir, il faut appliquer ces mesures et les respecter même si elles sont très contraignantes. Et comme nous ne sommes pas des experts, on s'en remet à la compétence des gens qui travaillent à la santé publique. »

Quant au maire Simon Deschênes, ce dernier se dit déçu des dernières annonces gouvernementales. « Je pense que Sainte-Anne-des-Monts et la Haute-Gaspésie ne mérite pas d'être en confinement tel qui l'a été annoncé. C'est lourd pour l'économie et le développement social puisque ces décisions ne découlent pas des élus. On aurait souhaité des mesures adaptées aux différentes réalités régionales mais il semble que c'était difficile pour le gouvernement de mettre ça en place. »

Du même souffle, le maire comprend que le réseau de la santé est fragile. Toutefois, cette réalité ne rend pas les plus récentes annonces plus faciles à accueillir. « Nous allons faire preuve de solidarité mais je souhaite fort un retour d'ascenseur, c'est-à-dire, est-ce que le reste du Québec sera solidaire de la situation économique de la Haute-Gaspésie après la Covid? »

Finalement, Simon Deschênes se réjouit au moins du retour des enfants sur les bancs d'école.

Réactions de l'opposition provinciale

Du côté de la députée de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, la réaction aux annonces du confinement prolongé de autre semaines a été plutôt tiède. « Nous aurions souhaité qu'on priorise une approche géolocalisée en fonction des réalités régionales et de la situation épidémiologique de chacune des régions. Si on prend le couvre-feu par exemple, on s'explique mal pourquoi il est imposé partout alors qu'il y a peu ou pas de transmission communautaire. C'est notamment le cas en Haute-Gaspésie. »

Le constat est donc inévitable pour la députée à l'effet que les mesures mur à mur avantagent rarement les régions. « On adopte donc une position où on doit se résigner. C'est compréhensible que la population se sente abandonnée. Par contre, il y a eu certains assouplissements pour les commerces dont la cueillette, la livraison et l'achat en ligne qui a été soutenu. Quoi qu'il en soit, on doit se serrer les coudes encore une fois et respecter les normes sanitaires qui nous ont été annoncées. »

Finalement, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, rappelle que les annonces faites par le gouvernement n'ont pas été faites en collaboration avec les députés de l'opposition. « J'aurais aimé qu'on prenne en considération la réalité du Bas-Saint-Laurent et qu'on remette un contrôle routier. Ça n'a pas été fait. On prend donc acte des mesures qui ont été annoncées. Maintenant, on demande au gouvernement d'offrir des clarifications et des précisions concernant l'application de certaines mesures. »

 

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