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29 décembre 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Immigrer en Haute-Gaspésie en temps de pandémie

PASSEPORT HAUTE-GASPÉSIE

Richard Causse et Ophélie Backler

©Photo Gracieuseté

Richard Causse et Ophélie Backler ont élu domicile en Haute-Gaspésie.

Changer de région ou de pays est déjà une décision de vie importante en soi. Maintenant, imaginons immigrer dans un pays en pleine pandémie où les contacts sociaux sont réduits à sa plus simple expression et où la vie est tout sauf normale.

C'est le cas de plusieurs nouveaux arrivants qui sont arrivés sur leur terre d'accueil alors que la planète entière basculait dans une nouvelle réalité marquée par les mesures sanitaires. « Ce n'est déjà pas facile d'arriver dans un nouvel endroit où tu ne connais personne et qu'en plus, tu as une culture et une langue différente. C'est encore plus difficile d'arriver en plein confinement », explique Julie Ruest, responsable du Service d'accueil des nouveaux arrivants de la Haute-Gaspésie.

Un des premiers obstacles auquel ont été confrontés les nouveaux arrivants sont les délais administratifs qui sont de plus en plus longs, autant pour obtenir un permis de travail que sa résidence permanente. « C'est un stress incroyable pour les gens qui ont un statut précaire. Et on ne parle même pas de l'arrivée en soi. En raison des règles de confinement de 14 jours imposées aux nouveaux arrivants, ils n'ont même pas le droit de prendre le transport en commun lorsqu'ils débarquent à l'aéroport. Certains d'entre eux ont aussi des contrats de travail et sont en attente de leurs papiers », ajoute Julie Ruest.

C'est le cas d'Ophélie Backler et Richard Causse qui ont dû se résigner à séjourner pendant 14 jours dans un Airbnb à leur arrivée même s'ils avaient déjà un loyer de réservé à Sainte-Anne-des-Monts. « C'est compliqué. L'administration est au ralenti, les incertitudes quant aux possibilités de pouvoir partir, et la quatorzaine obligatoire qui est très longue quand on n’est pas chez nous et qu'on ne connait personne. Heureusement, le personnel du SANA nous aide énormément et je dirais même qu'ils sont indispensables surtout quand on s'installe dans un coin éloigné des grands centres. »

Pour Patrick Noya qui devait déménager à Sainte-Anne-des-Monts pour rejoindre sa conjointe au début de l'année, la pandémie a quelque peu changé ses plans. « Je devais d'abord aller en Bolivie visiter ma famille pendant trois semaines et manger la nourriture de ma mère avant de me rendre à Sainte-Anne-des-Monts. Finalement, je suis parti quatre mois plus tard avec dix livres en plus. »

Un service appelé à aller plus loin

Le service d'accueil des nouveaux arrivants a d'ailleurs été appelé à être imaginatif en ces temps particuliers. Puisque les activités de socialisation intérieures étaient difficiles, voire illégales par moments, à réaliser, des 5 à 7 en visioconférence ou à l'extérieur ont été organisées. « Ce n'est pas évident. Même en milieu de travail, tu es un nouvel arrivant qui porte un masque et qui a un accent. Ce n'est pas l'idéal pour se faire des nouveaux contacts », ajoute Julie Ruest.

Il y a également eu la création d'un groupe Facebook pour favoriser le réseautage et il y a aussi eu un Zoom élargi avec Boucar Diouf et une foule de nouveaux arrivants provenant de partout en Gaspésie.

Le service d'accueil a dû aller encore plus loin pour aider les nouveaux venus en cette période de contraintes sanitaires, que ce soit pour négocier l'achat d'un véhicule à distance ou même d'aller faire les emplettes à l'épicerie.

Les buts et souhaits pour 2021

Malgré tout, les néo-Gaspésiens s'intègrent à leur nouveau milieu de vie avec des projets et des rêves plein la tête. C'est le cas d'Aurore Langlet qui entend poursuivre ses démarches pour obtenir sa résidence permanente et reprendre son poste l'été prochain au musée Exploramer. Récemment, elle a été en charge de coordonner la Guignolée 2020 à Sainte-Anne-des-Monts.

Du côté de Patrick Noya, l'année 2021 marquera l'arrivée d'un nouveau membre de la famille. Maintenant qu'il est réuni avec sa conjointe, il pourra également reprendre sa consommation active de sirop d'érable.

Quant à Félicité Voho qui débarquait directement du Burkina-Faso, elle entend profiter de la diversité culturelle gaspésienne et peut être taquiner à nouveau le poisson.

Pour ce qui est des Marocains, Ghizlane Machmech et Mohamed Senhaji, qui avaient la chance d'avoir un membre de la famille qui habitait déjà à Sainte-Anne-des-Monts, ils se concentreront sur leurs études en 2021 et tranquillement entreprendre leurs carrières sur leur nouvelle terre d'accueil.

©Photo Gracieuseté

Patric Noya

©Photo Gracieuseté

Ghizlane Machmech et Mohamed Senhaji

©Photo Gracieuseté

Dustin Lagoy

©Photo Gracieuseté

Aurore Langlet

©Photo Gracieuseté

Félicité Voho et son fils Lionel

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