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13 décembre 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Des Haut-Gaspésiens de cœur en vedette dans le documentaire « Les joueurs d'hiver »

PATINOIRES EXTÉRIEURES

Guillaume Duval

©Photo Gracieuseté

Le réalisateur Guillaume Duval en compagnie de Serge Aubut sur la patinoire Alain-Côté à Cap-Seize.

Le documentaire « Les joueurs d'hiver » du réalisateur Guillaume Duval à paraître en 2023 met les projecteurs sur des gens de cœur qui s'impliquent dans leur communauté avec les patinoires en toile de fond.

De l'aveu même du réalisateur, les patinoires sont un prétexte pour aller à la rencontre de gens qui donnent de leur temps et de leur énergie à dynamiser leur communauté. Puisqu'il y a des patinoires partout au Québec, il s'agissait d'un dénominateur commun parfait pour illustrer comment s'articule la solidarité et l'implication au sein d'un village ou d'un quartier.

Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, le réalisateur néo-Montréalais, Guillaume Duval, a entrepris ce projet qui s'échelonnera sur trois ans. « Je me suis concentré sur le nord de la Gaspésie, soit de Sainte-Anne-des-Monts jusqu'à Cap-aux-Os. J'en ai appris sur l'histoire des patinoires et des endroits où ils se situent. Aujourd'hui, avec l'exode des jeunes, il y a plusieurs patinoires qui sont peu fréquentées. Par contre, celles qui existent encore deviennent un lieu où il y a encore de la vie sociale qui se perpétue dans le temps. »

Bien que le documentaire se tourne aussi sur la Côte-Nord qu'à Montréal, une partie importante sera consacrée à Cap-Seize et Sainte-Anne-des-Monts. « Quand on regarde l'histoire de la fermeture des colonies dont devait faire partie Cap-Seize, on voit qu'ils ont perduré dans le temps. Aujourd'hui, même s'il n'y a plus de commerces, des gens des municipalités avoisinantes s'y rendent parce que la patinoire est belle est bien entretenue. »

Mais derrière ces lieux de plaisirs d'hiver se cachent des gens passionnés qui ne lésinent pas sur les moyens pour faire de ses lieux, des endroits où jeunes et moins jeunes peuvent se rencontrer pour jouer au hockey et profiter du grand air. Le réalisateur va ainsi à la rencontre de Sylvain Gaumond à Sainte-Anne-des-Monts et Serge Aubut à Cap-Seize. Un arrêt est aussi prévu pour aller piquer un brin de jasette avec Renaud Robinson à Gros-Morne. « Serge Aubut fait de l'entretien de la patinoire une affaire d'orgueil. Il va bien au-delà du travail pour lequel il est payé. Même chose pour Sylvain. Ce qu'on voit, c'est un réel don de soi, de bien faire les choses pour les autres et leur communauté. Ces traits de personnalité se traduisent aussi dans leur vie de tous les jours. »

Des images ont d'ailleurs été croquées des surfaceuses maisons conçues par Serge et Sylvain. « On a tout su sur ces créations dont la Sergeboni faite avec des tuyaux de PVC », rigole guillaume Duval. D'ailleurs, en parallèle, le réalisateur fera un clin d'œil à Clémence Gagnon, la femme de Serge Aubut qui gère la maison pendant que son mari investit d'innombrables heures à faire de la patinoire de Cap-Seize, une fierté pour les gens du coin. « On ne voit pas beaucoup de femmes sur les glaces mais elles sont présentes dans l'ombre et je veux leur faire une place dans le film. »

À Cloridorme, Guillaume Duval a fait la rencontre de l'artiste Léonide Poirier. Au fil de la discussion, les deux hommes se sont entendus pour que la trame narrative soit agrémentée d'un coup de pinceau relatant des souvenirs de hockey. « À l'époque, ils jouaient sur la rivière Cloridorme. Ce sont plein d'histoires racontées par les plus vieux que je voulais rendre vivantes dans le documentaire. »

L'idée d'étaler le tournage sur plusieurs années découlait d'une volonté d'établir des liens de confiance avec les gens et réellement s'imprégner de l'âme des communautés afin de bien représenter les réalités à l'écran par la suite. « Je voulais aller plus en profondeur que de simplement montrer comment on fait une glace », conclut Guillaume Duval.

Le documentaire « Les joueurs d'hiver » développé en collaboration avec Radio-Canada est produit par les films Tortuga, les mêmes qui ont porté à l'écran le film « Carricks, dans le sillage des Irlandais » en 2015.

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