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31 octobre 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Le père de Marie-Eve Mimeault entend poursuivre les policiers au civil

ACCIDENT MORTEL

Accident mortel Perreault

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

L'accident du 5 mai 2019 a causé la mort de Marie-Eve Mimeault

Serge Mimeault, le père de Marie-Eve Mimeault, décédée tragiquement lors d'un accident de voiture le 5 mai 2019, entend poursuivre au civil, les policiers qui ont intercepté et relâché, Maxime Perreault, le conducteur fautif, qui a plus tard été déclaré coupable de conduite dangereuse causant la mort.

:« Nous sommes déçus c'est certain. Mais on nous dit qu'il n'y avait pas assez de preuves pour porter des accusations. Pourtant, de mon côté, j'en vois trois preuves très claires », explique Serge Mimeault, d'entrée de jeu.

Premièrement, un signalement a été fait quelques heures avant l'accident où un témoin aurait raconté avoir croisé le conducteur qui démontrait des signes selon lesquels il était intoxiqué soit par l'alcool, la drogue ou les deux. Ce même témoin a aussi expliqué aux policiers, et aux médias par la suite, que le chauffeur conduisait de façon dangereuse.

 Ensuite, des bouteilles d'alcool vides auraient été présentes dans la voiture où prenait place Marie-Eve Mimeault avant la tragédie. Finalement, Serge Mimeault rappelle que Maxime Perreault a plaidé coupable à un chef de conduite dangereuse causant la mort. Son test d'alcoolémie pris après l'accident a aussi révélé qu'il était au-delà de la limite légale, soit à 105 mg par 100 ml de sang.

Or selon le père de la victime, il est inconcevable que les patrouilleurs qui ont intercepté Maxime Perreault ce soir-là n'aient pas jugé bon de lui faire passer un test d'alcoolémie sur le champ. « S'ils ont pris le signalement suffisamment au sérieux pour l'arrêter et de lui remettre un constat d'infraction, pourquoi n'ont-ils pas considéré l'information selon laquelle il était en état d'ébriété? »

Serge Mimeault estime qu'il possède suffisamment d'éléments concrets et de témoins pour aller de l'avant avec une poursuite au civil. « Tous les éléments sont là. Qu'est-ce que ça aurait pris de plus? Un autre mort? Donc, je ne peux pas laisser ça de même, il y'a eu un manque de leur part, c'est officiel. »

Rappelons que Maxime Perreault n'en était pas à son premier rendez-vous avec la justice. En 2015, le jeune homme avait été reconnu coupable d'avoir tenté d'intimider un représentant de la loi en faisant feu sur un lampadaire situé sur le terrain où se situait la maison d'un policier.

Pour l'avocat-criminaliste, Me Jean-Pierre Rancourt, la décision du Directeur des poursuites criminelles et pénales de ne pas porter d'accusation n'est pas surprenante dans la mesure où les policiers affirment que l'individu ne présentait pas de symptômes visibles d'intoxication. « Maintenant, les policiers qui interceptent un véhicule et qui ont reçu l'information à l'effet que le conducteur pourrait être en état d'ébriété doivent regarder plus attentivement les signes comme l'odeur d'alcool, le langage ou les yeux rouges. »

Par ailleurs, l'avocat-criminaliste rappelle que pour accuser quelqu'un de négligence criminelle, il faut être capable de prouver que la personne visée « se foutait complètement de la sécurité des gens ». Or, dans ce cas-ci, Me Rancourt estime qu'il était peu probable qu'on puisse prouver hors de tout doute que les policiers ont agi ainsi.

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