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30 octobre 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

10 700 personnes ont signé la pétition de Gisèle Benoit contre le contrôle létal des prédateurs du caribou

SAUVEGARDE DU MONDE SAUVAGE

Gisèle Benoit

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Gisèle Benoit prône pour un équilibre naturel entre les prédateurs et les proies.

Les cosignataires d'une pétition de 10 700 noms contre le contrôle létal des prédateurs du caribou, Gisèle Benoit et Julie Lebel, ont adressé une lettre au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour pour lui faire part de leurs constats.

Forte de plusieurs années d'observation et d'étude des animaux de la forêt, la naturaliste et documentariste annemontoise, Gisèle Benoit, estime que le gouvernement approche le problème de la prédation du caribou de la mauvaise façon. Selon elle, encourager la chasse aux prédateurs ne fait que garder en vie artificiellement la population de caribous qui est vouée à l'extinction. « Le contrôle des prédateurs au Québec est en voie de devenir le remède permettant au Ministère de rendre l'écosystème malade tout en se soustrayant à ses obligations à l'égard du caribou forestier et de la faune en général. »

Les cosignataires de la pétition brandissent une étude conjointe des Universités de l'Alberta, de la Colombie-Britannique et de Victoria qui conclut que les mesures de contrôle des prédateurs n'ont eu aucun effet tangible sur les populations locales de caribous. On estime que les gouvernements ne prennent pas en considération tous les facteurs qui mènent au déclin des populations de caribous, à commencer par la dégradation du milieu de vie des espèces. Or, au lieu de protéger l'habitat du caribou, on décime des populations de loups, de coyotes et autres prédateurs.

Concrètement, le débalancement des populations par la chasse aux prédateurs amène des changements rapides non-souhaités à la biodiversité et aux écosystèmes, autant en Gaspésie qu'ailleurs. « Le contrôle des prédateurs est utilisé au Parc national de la Gaspésie depuis plus de 30 ans, et après l’abattage de centaines de coyotes et d’ours noirs, en plus de toutes les prises accidentelles de lynx du Canada, de porcs-épics, etc., le déclin de la petite harde de caribous gaspésiens se poursuit en raison des coupes forestières toujours réalisées autour du parc », explique Gisèle Benoit.

Devant l'échec des mesures actuelles, les cosignataires de la pétition demandent au ministre Dufour de revoir son plan de match et de miser sur des aires protégées permanentes et sur la dynamique écosystémique naturelle où il y a des prédateurs et des proies. Bref, on suggère de laisser la faune et la nature reprendre ses droits.

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