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13 octobre 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Nouveau propriétaire, nouvelle direction: entrevue avec le président d'Orbite

ÉCONOMIE LOCALE

Orbite

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Charles Taschereau supervise les opérations à l'usine Orbite de Cap-Chat.

Un nouveau chapitre s'écrit dans la saga Orbite alors que l'entreprise australienne AEM a racheté les installations et les brevets de l'ancienne entité. On en discute avec le nouveau président et chef de l'exploitation de l'entreprise, Charles Taschereau.

Charles Taschereau n'est pas un étranger dans l'aventure Orbite. Il occupe un poste dans la haute direction depuis 2016. C'est lui qui a succédé à Glenn Kelly à la tête des opérations d'AEM en sol québécois. « La grande majorité des gens qui travaillent pour AEM sont des anciens travailleurs d'Orbite qui ont été réembauchés. Nous sommes donc en terrain connu. Pour ce qui est d'AEM, il y a déjà un projet en développement en Australie et on avance aussi avec une autre usine au Royaume-Uni. »

Il y a maintenant plus de deux ans qu'AEM s'intéresse aux activités d'Orbite. L'entreprise australienne avait d'ailleurs approché Orbite afin d'acquérir une licence leur permettant d'utiliser le procédé pour la production d'alumine de haute pureté à leur usine en Australie. « Le président d'AEM, Julian Ford, était venu au Canada pour en discuter avec les dirigeants d'Orbite de l'époque et visiter l'usine. Puis les problèmes de liquidité sont survenus et Orbite s'est mise sous la loi de la protection des créanciers. C'est alors qu'AEM a saisi l'opportunité d'acquérir l'entreprise », explique Charles Taschereau.

Nouveau fournisseur

Le problème principal qui a affligé Orbite était en matière de fours. Or, à l'intérieur de ces fours, on y retrouve des éléments électriques pour conserver la chaleur et qui doivent être protégés de l'acidité par des tubes de céramique spéciale. « C'est cette céramique qui avait été testée et qui devait résister aux importantes variations de température. Malheureusement, elle brisait après quelques jours d'opération, ce qui provoquait un arrêt de production. Or, malgré les correctifs apportés par Outotec, nous avons continué à avoir des problèmes. Rendu à ce point, Orbite n'avait plus de fonds pour poursuivre ces activités », relate Charles Taschereau.

Dès qu'AEM est devenue propriétaire des installations d'Orbite, la première étape a été de remplacer les tubes de céramique par des modèles plus résistants au chocs thermiques. Cette fois-ci semble être la bonne. Les tests ont été concluants et les fours ont repris du service. Le niveau de confiance est élevé et on estime que la production pourra enfin reprendre sans interruption due à des problèmes techniques.

Le nouveau président d'Orbite explique que plusieurs entreprises sont toujours intéressées à recevoir des échantillons puisque la technologie est toujours d'actualité. Or, si certains compétiteurs utilisent des technologies similaires, on estime que les brevets d'Orbite garantissent que leur procédé demeure unique et supérieur à ce qui se fait actuellement sur le marché. « Si les échantillons répondent aux attentes des potentiels clients, les commandes vont suivre », conclut Charles Taschereau.

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