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03 septembre 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Des parents de Cap-Chat dénoncent l'incohérence des mesures sanitaires imposées aux écoles

COVID-19

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©Photo archives - L'Avantage Gaspésien

Les mesures imposées aux écoles présentent leur lot d'incohérences et d'inquiétude pour les parents mais aussi les directions d'établissements scolaires.

Serge Therrien et Sonia Lavoie sont les parents de trois garçons qui fréquentent les deux écoles de Cap-Chat. Ils remettent sérieusement en question les mesures jugées incohérentes de la Santé publique qui sont mises en place dans les différents établissements scolaires.

Les parents ne s'expliquent pas comment les mesures mises en place peuvent prévenir efficacement le risque de contagion dans la mesure où plusieurs d'entre elles sont contradictoires. « Tout d'abord, il y a l'autobus où 17 élèves sont entassés les uns contre les autres à moins d'un mètre de distance. On s'entend qu'ils ne proviennent pas tous de la même bulle de classe », évoque Serge Therrien.

Une fois arrivés à l'école, les enfants vont chacun dans leur classe respective où le masque n'est pas obligatoire pour les plus jeunes. « À la pause, chaque classe a son module de jeu attitré chaque jour mais à quel point peut-on efficacement contrôler les allées et venues des enfants en bas âge? Est-ce qu'il y a une désinfection systématique de ces modules qui se fait chaque jour? », se questionne Sonia Lavoie.

Les parents soulèvent également un autre questionnement, soit le fait que leurs trois enfants sont dans trois classes différentes. « Si un de mes trois garçons contracte le virus, est-ce qu'ils vont retirer les élèves des trois classes? C'est une question légitime puisque nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. De plus, je m'occupe d'un foyer d'accueil donc je ne peux pas me permettre un risque de contagion accru », fait valoir Sonia Lavoie.

Cette dernière aurait préféré que le ministère de l'Éducation offre le choix aux parents de poursuivre le cursus scolaire en mode virtuel. « La seule façon que nous avons de poursuivre les cours en Zoom, c'est d'aller chercher une approbation d'un médecin. Dans les circonstances actuelles, avec les risques de contagion qui sont très présents, j'aurais aimé

Les écoles soumises aux mesures sanitaires

Du côté du Centre de services scolaire des Chic-Chocs, on admet qu'il existe certaines incohérences dans les mesures qui doivent être appliquées. « Oui il y a des choses qui ne font pas de sens. Par exemple, dans les autobus, on ne pas respecter la bulle classe car les élèves ne proviennent pas tous du même quartier. Toutefois, ce qu'on explique aux gens c'est qu'on doit mettre en place ce que nous dicte la Santé publique. À partir du moment où je m'assure que les règles sont respectées et que le matériel sanitaire et de protection est là, il faut vivre avec la réalité terrain », explique la directrice générale, Deslilas Fournier.

Le cas de Sonia Lavoie et Serge Therrien, avec trois enfants ne fréquentant pas les mêmes classes, n'est pas unique. « Ce sont des questions que les directions générales posent souvent au ministre de l'Éducation et au sous-ministre à qui nous avons dorénavant un canal de communication plus direct. Or, dans ces cas, c'est la direction de la Santé publique qui prendra ces cas en charge et qui tranchera », précise la directrice générale du Centre de services scolaire des Chic-Chocs.

Pour ce qui est des symptômes pouvant s'apparenter à ceux de la Covid-19, on précise que la responsabilité est partagée. Or, les parents doivent aussi prendre toutes les précautions nécessaires avant d'envoyer leur enfant à l'école. Dans le doute, vaut mieux garder l'enfant à la maison. À cet effet, Roxanne, une étudiante à la formation des adultes a vécu une situation similaire à sa première journée de classe. « J'avais des écoulements nasaux dus à des allergies. Ça revient chaque année. Malgré tout, je n'ai jamais pu aller à mes cours tant que je n'avais pas eu le feu vert de la santé publique », raconte-t-elle.

Si cette situation a eu pour effet que l'étudiante a raté ses premiers jours de cours, on explique que la prévention doit primer. « C'est clair qu'on ne peut pas accueillir des élèves qui présentent des symptômes. On n'a aucune marge de manœuvre ni de chance à prendre. Il faut penser à la protection collective. C'est ce que la Santé publique et le ministère de l'Éducation nous répète », ajoute Deslilas Fournier.

Une obligation et non un choix

S'il en revenait aux parents de choisir d'envoyer ou non leurs enfants à l'école lors des dernières semaines de cours de l'année scolaire précédente, ils n'ont plus ce choix aujourd'hui. Or, devant cette obligation, il risque tout de même d'avoir des enfants qui seront retirés des classes par mesure préventive ou autre par la direction de la Santé publique.

Dans ce contexte, le Centre de services scolaire des Chic-Chocs a mis en place une école virtuelle où les étudiants pourront poursuivre leurs apprentissages à distance. Cette école sera gouvernée par une direction indépendante avec des enseignants qui ne peuvent pas travailler dans les écoles pour des raisons de santé. « Ce sera comme une vraie école avec tous les outils nécessaires. Nous sommes optimistes quant à la réussite de cette alternative. »

L'année scolaire s'annonce donc unique et particulière avec toute les mesures mises en place. Mince consolation pour Deslilas Fournier, cette situation aura permis d'outiller plus rapidement les élèves et les enseignants avec du matériel technologique pour contribuer à la réussite scolaire.

Commentaires

4 septembre 2020

Ruth

Je suis dans la même situation que ces parents et je partage cette opinion à 100%. De plus, si les incohérences gouvernementales nous dérangent, imaginez nos enfants qui eux doivent aussi vivre avec et l'incohérence pour des enfants pas faciles à gérer et à faire passer. Cet été, le tourisme et tous ces gens qui ne respectaient pas les consignes sanitaires, pas de problèmes vous pouvez vous promener. Maintenant, on parle de reconfinement par région selon notre niveau d'alerte.... J'ai l'impression que quelqu'un rit de nous là.

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