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02 septembre 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Une enseignante matanaise se démarque dans un parcours professionnel inusité

MÉTIERS NON TRADITIONNELS

Véronique Bienvenue

©Photo Gracieuseté

Véronique Bienvenue est devenue la première diplômée du cours de forage au diamant offert au Centre de formation professionnelle de l'Estuaire à Forestville.

L'enseignante au primaire, Véronique Bienvenue, a reçu le prix Énergie et Ressources naturelles ainsi qu'une bourse de 2 000 $ dans le cadre du concours Chapeau, les filles! qui récompense les femmes qui se lancent dans un métier traditionnellement masculin.

L'histoire de Véronique Bienvenue n'est pas banale. Un beau jour, ayant envie de dépasser ses limites et essayer autre chose, l'enseignante matanaise a consulté la liste de cours disponibles dans un rayon raisonnablement proche de chez elle. « Ce désir est aussi né d'une conversation que j'ai eu avec ma fille où je lui expliquais qu'il était possible de décrocher un très bon travail en complétant un diplôme d'études professionnelles. Je lui disais qu'il n'y avait aucune limite à ce qu'elle pouvait faire. J'ai alors eu l'envie, moi aussi, de relever un défi en réorientant ma carrière. »

Son choix s'est finalement arrêté sur la formation de forage au diamant. « Je ne connaissais rien de ce métier mais je voulais sortir de ma zone de confort et je cherchais quelque chose dans un milieu masculin. Je voulais me prouver à moi, et aux autres, qu'une fille pouvait réussir dans un monde d'hommes. Le cours de forage se donnait à Forestville, donc je me suis lancée. »

Véronique Bienvenue a alors troqué le français et les mathématiques pour la soudure, l'opération de machinerie lourde et le forage. Et l'expérience fût concluante. « J'ai adoré ça. Si c'était à refaire, je le referais sans hésiter. C'est un métier très intense à raison de douze heures par jour sur le chantier. »

Évidemment, il y avait les craintes de ne pas être acceptée par ses collègues masculins mais finalement, l'accueil a été au-delà de ses attentes. « J'étais l'une des plus vieilles du cours alors on m'appelait Mom. Je me suis fait plein d'amis et mon enseignant est aussi resté un ami. D'ailleurs, mon prof dirait probablement que j'ai été la meilleure élève qu'il a eu », raconte Véronique Bienvenue, qui a été la première, et jusqu'à maintenant, la seule femme à s'inscrire à ce cours en douze ans.

Après la formation de quatre mois, la Matanaise a été diplômée en 2019. Malheureusement, malgré ses efforts, elle n'a pas été en mesure de décrocher un boulot dans sa nouvelle voie. « Pendant plusieurs mois, j'ai essayé d'entrer dans l'industrie mais comme il s'agit d'un métier très physique, j'imagine que les entreprises sont réticentes à embaucher des femmes. J'ai donc mis ça de côté pour l'instant et je suis retournée à l'enseignement. Qui sait, peut être qu'un jour je tenterai ma chance à nouveau. Somme toute, je ne regrette rien. Je me suis dépassée en complétant cette formation et je suis fière de moi », conclut-elle.

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