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02 septembre 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Situation critique aux cliniques vétérinaires de Matane et Sainte-Anne-des-Monts

PÉNURIE DE VÉTÉRINAIRES

Clinique Vétérinaire Matane

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

L'équipe du Dr Alain Chénard vit des moments angoissants depuis le départ de l'un des deux seuls vétérinaires de la clinique.

La clinique vétérinaire de Matane qui a également un bureau à Sainte-Anne-des-Monts vit actuellement des moments angoissants depuis le départ d'une des seules vétérinaires à desservir la région.

Depuis juin dernier, la clinique vétérinaire opère à effectifs réduits depuis le départ de la Dre Pierrette Mercier. Cette situation fait en sorte que le seul vétérinaire de la clinique, et le seul à desservir La Matanie et la Haute-Gaspésie, se retrouve maintenant à devoir couvrir toutes les plages horaires régulières en plus des urgences de soir et de fin de semaine. On peut également ajouter à cela le travail ecclésiastique qui force le Dr Alain Chénard à entrer plus tôt au boulot le matin et à ramener du travail à la maison. « Je suis surchargé et il y a plus d'ouvrage que je suis capable d'en prendre. Quand Dre Mercier était là, il y avait déjà du travail pour trois vétérinaires et là, je me retrouve seul. », explique-t-il.

Bien que la problématique est criante à Matane, elle l'est également dans plusieurs autres cliniques de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent. Actuellement, la clinique vétérinaire de Matane ne peut plus accepter de nouveaux patients et le temps d'attente pour une chirurgie jugée non-urgente peut aller jusqu'à un an. « C'est d'autant plus inquiétant puisque plusieurs cliniques sont aussi surchargées et on ne peut pas référer nos cas ailleurs », ajoute la technicienne, Émilie Gendron, qui raconte avoir fait des appels jusqu'à Rivière-du-Loup pour trouver de la disponibilité, sans succès.

Pas viable à long terme

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Depuis quelques années, la demande pour des soins vétérinaires est de plus en plus forte alors que les professionnels qui veulent s'installer en région est de plus en plus rare. « Notre travail est de soigner, servir et rassurer les gens sauf que maintenant, nous rentrons à l'ouvrage en sachant que le téléphone n'arrêtera pas de sonner et que nous serons obligés de refuser des cas. Nous avons peur de répondre parce qu'on sait qu'on risque d'avoir un client au bout du fil qui pleure et qui a besoin de soins pour son animal. Nous sommes maintenant obligés de faire du triage pour répondre aux demandes les plus urgentes », déplore Émilie Gendron.

Pour l'équipe du Dr Chénard, il est évident que la situation actuelle ne peut pas durer encore longtemps. « Il va déjà au-delà de ses capacités et il est épuisé. C'est du 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. S'il y a une urgence à une heure du matin, il doit y aller. Et c'est un humain avant tout. Les gens ne doivent pas oublier ça. On ne veut pas se rendre au point où la clinique devra fermer par épuisement professionnel », souligne la technicienne vétérinaire. Mince consolation; la clinique peut compter sur l'aide de collègues de Rimouski et Mont-Joli qui acceptent d'être de garde une fin de semaine sur deux.

La pression est aussi excessivement forte sur ces techniciennes qui sont sur la première ligne pour accueillir les clients et tenter de les aider dans la mesure du possible. « C'est très dur sur le moral de dire à quelqu'un qu'on n'a pas de place avant deux jours. C'est angoissant de se demander si on a posé les bonnes questions. On ne veut surtout pas qu'il arrive quelque chose à l'animal avant qu'il ait pu être vu par le vétérinaire », ajoute Émilie Gendron.

De plus, Dr Chénard tenait à poursuivre sa pratique à Sainte-Anne-des-Monts par respect et affection pour ses clients. Pour lui, il n'était pas question de laisser tomber cette clinique même surtout qu'il s'y rend seulement une fois par semaine. « C'est un vétérinaire pour deux cliniques. C'est énorme », précise la technicienne.

Et l'avenir n'est guère réjouissant puisqu'il y a davantage de vétérinaires qui quittent la profession qu'il y en a qui sortent de l'école avec un diplôme. Les vétérinaires ont alors le choix de pratiquer où ils veulent. « Le problème est partout en province. C'est difficile d'être plus convaincant qu'une autre clinique. Ça prend vraiment quelqu'un qui veut venir s'installer en région car des offres d'emploi, il y en a partout », ajoute Dr Chénard.

L'équipe de la clinique vétérinaire de Matane souhaite qu'un nouveau vétérinaire se manifeste rapidement. C'est une question de santé du personnel et de survie de la clinique.

Commentaires

2 septembre 2020

Renée-Claude Bernier

Allô Alain et Gisèle (ainsi que l'équipe)! Il faut offrir des offres de stages rapidement et rencontrer les jeunes sur les bancs des universités, ici et à l'étranger... Je pense à vous et ne perdez pas espoir! ❤️

2 septembre 2020

France Taillon

Je n'ai que des bons mots pour les 2 cliniques de Matane et Ste Anne des Monts lors du décès de mon petit chien l'automne passé et toujours de bon soins pour mon nouveau Yorkshire Beiwer. Merci Dr Chenard de rester parmi nous.... Ainsi qu'a toute les 2 équipes attentionné. Et oui ce sont des humains aussi et nos amis les animaux aussi....J'espere qu'il y aura des gens pour y venir a long terme...quelle belle vie qu'on mène ici....

4 septembre 2020

Christine bouchard

8 septembre equipe d' un zoo pas comme Les autres seras a ste anne des monts. Peut etre vous pouvez asseyer de recruter Il ont surment des resouces de secours .bonne chance.mrs alain manger du chocolat!!

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