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26 août 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Gabrielle Goudreault: transformer sa passion en un métier

ARTS DE LA SCÈNE

Gabrielle Goudreault

©Photo Gracieuseté

Gabrielle Goudreault a remporté une bourse FIDEL de 10 000 $ afin de développer son entreprise.

La danseuse et enseignante-propriétaire de l'école Et que ça danse!, Gabrielle Goudreault, a réussi ce que bien des gens aimeraient atteindre comme objectif professionnel, soit de faire de passion, son gagne-pain.

C'est le pari que s'était donné Gabrielle Goudreault en fondant l'école « Et que ça danse! » qui a des branches à Matane et Amqui. Avec une douzaine d'enseignants et plus de 300 élèves, la jeune danseuse et entrepreneure originaire de Saint-Luc-de-Matane peut affirmer qu'elle a atteint son objectif. « Alors que j'avais à peine six ans, je clamais déjà haut et fort que j'allais devenir professeure de danse. J'y ai toujours cru et mes parents m'ont toujours encouragé même si ce n'était pas un choix conventionnel. »

Afin de se rapprocher de son rêve, la petite Gabrielle de l'époque a quitté pour Drummondville à l'âge de 17 ans afin de poursuivre des études dans son domaine de prédilection. « J'ai d'abord complété un cours préuniversitaire en danse puis j'ai continué à l'Université en enseignement de la danse pendant quatre ans et j'ai entamé une maîtrise avant de prendre la décision de revenir m'installer chez moi à Matane. Disons que j'en avais assez de la ville », rigole-t-elle.

Découvrir différents styles de danse

Si Gabrielle Goudreault a été plongée dans la danse contemporaine pendant ses années d'études, ses ambitions étaient d'explorer d'autres types de danse. Un premier contact marquant s'est d'ailleurs effectué avec son copain de l'époque qui était enseignant de danse sociale et latine au Studio 2720 de Montréal, une école jouissant d'une réputation enviable à l'échelle canadienne. « Les gros costumes, les paillettes, les sourires et surtout le contact avec le public m'interpellaient énormément. Je me suis donc formé dans cette discipline et j'ai ramené cette expérience dans mes bagages à Matane. »

Le début de l'aventure

Alors qu'elle habitait toujours la grande ville, Gabrielle Goudreault revenait à Matane chaque été afin d'offrir des camps de danse aux jeunes du coin. « La première année, nous avions sept étudiants et la dernière, nous étions rendus à 61 jeunes. Il y avait des gens de partout qui venaient suivre les cours. Ça nous a permis d'acquérir une certaine notoriété auprès des parents de la région. »

Mais Gabrielle Goudreault n'allait pas s'arrêter à des camps estivaux. « J'avais besoin de beaucoup plus que ça et j'avais surtout des idées plein la tête », confie-t-elle. C'est pourquoi à son retour permanent à Matane, les démarches se sont accélérées pour se lancer tête première dans la création d'une nouvelle école. En l'espace d'un an, le projet de Gabrielle Goudreault était déjà debout et bien vivant.

Bien que cette nouvelle aventure soit remplie de promesses, comme bien des gens, la pandémie est venue contrecarrer ses plans. « Je ne mentirai pas que les deux premières semaines ont été particulièrement angoissantes. On devait faire une croix sur les spectacles et les compétitions. Mais on n'avait pas le choix. On devait s'adapter », poursuit-elle.

C'est alors que le côté créatif et débrouillard de la jeune entrepreneure a pris le dessus afin de trouver des alternatives pour tous ses étudiants qui étaient peinés de cette interruption abrupte de leurs activités. « Une première initiative a été d'aller voir nos élèves chez eux et de les filmer à deux mètres de distance pour en faire un montage vidéo. Nous avons été chercher 150 000 visionnements », se réjouit Gabrielle.

Par la suite, l'idée lui est venue de déménager sur le web tout en conservant l'intérêt de ses apprentis danseurs et danseuses. Avec l'aide des Bombes Créatives, Gabrielle Goudreault a créé une plateforme en achetant des vidéos de bon nombre d'enseignants de danse de partout en province afin d'offrir 80 heures de contenu gratuit pour ses étudiants. « Les gens ont embarqué et ce fût une façon de limiter les dommages causés par la pandémie. »

Maintenant que la vague a été aplanie, les cours pourront reprendre dès le 8 septembre, au grand bonheur de Gabrielle. Les inscriptions sont limitées en raison des normes de distanciation, mais les élèves pourront quand même profiter d'une offre variée avec des enseignants de tous les milieux. Du hip-hop à la danse parents-enfants en passant par des cours adaptés avec ergothérapeute, tout le monde peut y trouver son compte. La plus récente addition à l'équipe est David Houle, un ex-danseur du Cirque du Soleil qui, après avoir parcouru le globe, a opté pour Matane afin de poursuivre sa carrière. « C'est un coup de circuit d'avoir été le chercher puisque c'est un professionnel très convoité. Après avoir fait des entrevues d'embauche à Montréal et Rimouski, c'est Matane qu'il a choisi, soit un endroit qu'il n'avait jamais visité auparavant. »

Le rêve de la petite fille de six ans s'est donc concrétisé avec la naissance du studio « Et que ça danse! ». Et ce n'est pas terminé. Sans révéler les détails, Gabrielle Goudreault affirme avoir un projet d'envergure sur la planche à dessin. « Je ne veux pas trop en dire pour l'instant, mais ça pourrait être très gros. On parle du Québec et peut être même avec un rayonnement international », conclut-elle.

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