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17 mai 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

La théorie à distance, la pratique en personne en 2020 au Cégep de Matane

RENTRÉE SCOLAIRE 2020

Cégep Matane

©Photo Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

Le Cégep de Matane s'adapte aux nouvelles réalités entourant la crise du coronavirus.

Afin d'être préparé à toute éventualité autour de la situation sanitaire au Québec, le Cégep de Matane a déjà déterminé que les cours théoriques de la session 2020 se feront à distance.  

La fin de la présente session d'études s'est terminée assez abruptement, forçant les établissements d'enseignement à faire preuve d'imagination pour que les élèves complètent leur formation. Avec un horizon plus qu'incertain quant à un retour à la normale, le cégep de Matane a préféré établir dès maintenant les modalités d'enseignement pour la session d'automne 2020.

Ainsi, la formation plus théorique se fera en téléenseignement et les ateliers pratiques nécessitant du matériel spécialisé se fera sur place, dans les locaux du cégep. Pour le directeur de l'établissement, Pierre Bédard précise que la formation qui se tiendra à l'école se fera en harmonie avec les règles sanitaires. « Tous les cours qui se dérouleront au cégep devront respecter les consignes établies par les autorités gouvernementales telle la distanciation physique. »

Des questions demeurent toutefois sans réponse à ce qui à trait notamment à la disponibilité des résidences étudiantes. Le cégep de Matane confirme que des pourparlers sont en cours avec le ministère de l'Éducation pour que celles-ci soient accessibles à l'automne 2020.

D'autres établissements d'enseignement post-secondaires ont aussi emboîté le pas et offrent des formations hybrides dès la session prochaine. C'est notamment le cas du Cégep de la Gaspésie et des Îles qui adopte une approche similaire

Qu'en pensent les étudiants?

Le représentant préuniversitaire à la commission des études, Jérémi Bouffard vient de compléter une session partiellement en ligne et se dirige maintenant vers l'université. Toutefois, avant de faire le saut vers la grande école, il veut s'assurer que tout est à point pour les élèves qui lui succéderont au Cégep de Matane. « Depuis le début, nous avons une excellente collaboration avec la direction et les enseignants. Il faut dire que nous ne sommes pas un cégep aussi populeux que dans les grandes villes donc ça aide à la communication. Toutefois, avec l'été pour se préparer, on s'attend à ce que la formule hybride proposée soit bien ficelée. »

Pour le jeune homme, la clé de la réussite de cette formule réside dans deux éléments importants, soit la discipline des étudiants et l'implication du corps professoral pour réussir à garder la motivation à son maximum. « C'est certain que les élèves doivent apprendre à bien gérer leur temps, s'autodiscipliner et être autonome. C'est encore plus vrai pour les étudiants qui commencent leur parcours collégial. Le cégep devra faire tous les efforts possibles pour les garder accrochés dans un contexte particulier », souligne-t-il.

Jacob DeRoy est étudiant en animation 3D et synthèse d'images. Lorsque la crise a commencé et que les élèves ont été renvoyés à la maison, le sentiment était d'abord positif. « J'étais content d'avoir des vacances payées par Justin Trudeau mais après quelques semaines, je me suis rendu compte qu'on n'apprenait que le strict minimum en ligne. Aussi, après trois semaines de téléenseignement, la motivation n'était plus là. »

Il y a également l'aspect matériel. « Ce ne sont pas tous les étudiants qui possèdent un ordinateur pour faire de l'animation 3D à la maison. J'espère vivement que le cégep pourra reprendre normalement en août. Sinon, je pourrai toujours utiliser l'argent de Trudeau pour m'acheter un nouvel ordinateur plus performant afin de mettre la théorie en pratique », dit-il.

Quant à Thomas Tourette, étudiant en multimédia de 2e année, il se résgine à l'inévitable. « J'imagine qu'ils ont pris la meilleure décision dans les circonstances mais je loge aux résidences. Donc, quand tu vis dans une chambre qui fait 7mètres sur 3, que tu y es depuis deux ans et qu'en temps normal tout ce que je fais dedans c'est dormir, manger ou regarder des séries ben essayer, ça devient extrèmement difficile de se concentrer pour travailler. »

Le jeune étudiant s'inquiète aussi de la qualité de la connexion internet et de l'impact sur la motivation. « Heureusement, la partie pratique se fera au cégep, sinon je n'aurais pas supporté une session entière à distance. »

Les prochaines semaines seront donc charnières pour la mise en place de mesures qui favoriseront le cheminement collégial des étudiants, autant au niveau du matériel disponible, de l'accessibilité aux enseignants que de la qualité des moyens de communication. « Il y a tellement d'éléments à prendre en compte. Qu'il s'agisse de l'accès à internet, du nombre de personnes qui l'utilisent dans une même maison, de l'équilibre études-loisirs ou encore l'encadrement des étudiants étrangers, il y a moyen que tout ça fonctionne mais on devra tous travailler dans le même sens », conclut Jérémi Bouffard.

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