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24 avril 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Création d'un réseau d'entraide alimentaire en Haute-Gaspésie

COVID-19

Moissons

©Photo Gracieuseté

La prise en charge du milieu a permis à de nombreuses personnes en état de vulnérabilité de bénéficier d'un soutien en matière d'alimentation.

Un réseau d'entraide et de solidarité a été mis en place réunissant les différentes initiatives déployées pour répondre aux besoins des citoyens en matière d'alimentation depuis le début de la crise du coronavirus.

Désirant réunir toutes les ressources autant humaines que matérielles sous un même parapluie, la Démarche intégrée en développement social (DIDS) de la Haute-Gaspésie et ses partenaires ont décidé de créer un réseau d'entraide en alimentation de proximité. « Le but était de tisser des liens entre les personnes qui ont mis les différentes initiatives de l'avant afin d'avoir un réseau solide et efficace sur l'ensemble du territoire de la Haute-Gaspésie », explique Julie Madore, agente de mobilisation pour la DIDS.

Ainsi, les services de dépannage alimentaire, de livraison d'épicerie et de popotte roulante sont maintenant accessibles de Cap-Chat à Madeleine. Des points de chute dans les municipalités ont été ciblés afin de faciliter la tâche aux bénévoles. De plus, la collaboration des marchés d'alimentation dans les plus petites municipalités a permis que le service de livraison d'épicerie soit aussi disponible dans l'Est de la Haute-Gaspésie.

Pour Julie Madore, ce qui est remarquable depuis le début de cette crise est la solidarité et la mobilisation des gens qui y ont vu une chance inouïe de s'impliquer dans leur communauté pour assurer les besoins de base aux plus vulnérables. De nombreux commerçants ont aussi participé à l'effort collectif, soit par le don de denrées, le prêt d'équipements ou en offrant gracieusement leurs services.

Ainsi, à peine un mois après le début de la crise, plus de 70 bénévoles s'attellent activement à la tâche. Ils réalisent une centaine de livraisons et de dépannages alimentaire par semaine. On compte aussi plus de 200 petits plats cuisinés depuis mars dernier.

Julie Madore souligne que cette prise en charge citoyenne est un signal positif pour la suite des choses. « On voit l'entraide et la mobilisation se déployer pour contrer les déserts alimentaires. Il faut continuer en ce sens pour assurer la sécurité alimentaire et graduellement aller vers davantage d'autonomie alimentaire. »

 

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