Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Covid-19

Retour

21 avril 2020

Jean-Philippe Thibault - jpthibault@lexismedia.ca

Les signalements en baisse de 50 à 60% à la DPJ; statu quo au CALACS

Covid-19

Enfant Pluie DPJ

©Photo pixabay.com

Si la DPJ pouvait recevoir en moyenne entre 35 et 40 appels hebdomadairement, depuis le début de la pandémie, ce sont plutôt entre 10 et 15 signalements qui sont reçus.

Le nombre de signalements enregistrés à la DPJ a chuté de manière vertigineuse lors des 3 dernières semaines en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

Si la Direction de la protection de la jeunesse pouvait recevoir en moyenne entre 35 et 40 appels hebdomadairement, depuis le début de la pandémie, ce sont plutôt entre 10 et 15 signalements qui sont reçus. Une diminution de 50% à 60%.

La situation préoccupe évidemment, sachant fort bien que les besoins n’ont pas diminués en un claquement de doigts. « C’est certain que ça nous inquiète. Le confinement n’a pas éliminé les problèmes sociaux au Québec, analyse Michelle Frenette, directrice par intérim à la DPJ pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. Je pense qu’ils sont juste moins visibles et les familles ont possiblement encore besoin de support et de soutien. Des familles peuvent aussi avoir peur de faire appel à nos services, que ce soit pour voir des intervenants arriver à la maison pendant une pandémie ou bien parce qu’ils sont gênés de le faire. Mon mot c'est de ne pas hésiter et nous appeler. On est disponibles et nos services sont encore très présents. C’est important de le faire. »

Pour expliquer cette diminution, il y a bien sûr le confinement faisant en sorte que les écoles et les CPE sont fermés, et que les activités sportives sont annulées. Autant d’occasions de sortir de la maison qui sont ainsi éliminées. « Les gens qui habituellement sont le filet social et de sécurité de nos enfants ne sont plus autour d’eux pour garder un œil et voir comment ils vont. C’est le phénomène observé un peu partout au Québec », ajoute Michelle Frenette. Même si une demande a été faite aux commissions scolaires pour que les professeurs appellent chacun de leurs élèves pour prendre des nouvelles, l’initiative ne peut pas remplacer les sorties en société. « C’est un défi en période de confinement et ça nous inquiète pour nos enfants et nos familles les plus vulnérables. C’est un moment très important pour la population en général. On a répété le message dans les dernières années sur l’importance de signaler des situations où on pouvait être inquiets. C’est encore plus vrai aujourd’hui », conclut la directrice. Rappelons qu’il est possible de rejoindre le 8-1-1 ou le 1 800 463-0629, que ce soit pour un signalement ou la ligne Info-consultation.

Stable au CALACS

 

Du coté du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) La Bôme-Gaspésie, le nombre d’interventions n’est ni en hausse, ni en baisse. Chacune des 6 intervenantes du secteur – Gaspé (1), Baie-des-Chaleurs (3), Sainte-Anne-des-Monts (2) – maintient le rythme avec en moyenne deux ou trois interventions par jour, pour un total d’environ 15 ou 20 par semaine. On s’en doute, la situation n’est évidemment pas plus facile pour autant. Au contraire. « Nos victimes sont vraiment très anxieuses, résume la directrice Annick Bouchard-Beaulieu. On fait beaucoup d’interventions par téléphone, par Skype, Messenger ou toute autre technologie existante, mais elles sont plus rapprochées. Le confinement rend les victimes très inquiètes. Généralement, leur suivi avec nous c’était leur sortie de la semaine, sauf que là on ne peut plus les recevoir. »

Des capsules sont d’ailleurs publiées quelques fois par semaine par les intervenantes du CALACS sur la page Facebook de l’organisme pour rappeler qu’elles sont présentes et disponibles malgré le confinement.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média