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26 mars 2020

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

L'incertitude plane toujours pour les étudiants en formation professionnelle

COVID-19

Formation professionnelle Haute-Gaspésie

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Les étudiants en montage de lignes sont toujours en attente d'informations quant à leur année d'études en cours.

Si les écoles primaires et secondaires ainsi que les cégeps et universités ont reçu des directives claires pour l'année d'études en cours, le sort réservé aux élèves de la formation professionnelle reste flou.

Lors du dernier point de presse du ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, le mot d'ordre a été à l'effet que les examens du ministère étaient annulés pour les élèves de niveau primaire et secondaire. On a également mentionné que les enseignants pourraient se baser sur les notes déjà accumulées à ce jour pour statuer si les élèves graduaient au niveau supérieur. Du côté des cégeps et universités, il a été question de téléenseignement et de travaux à réaliser à la maison.

Toutefois, le secteur de la formation professionnelle fait face à un sérieux dilemme puisque dans plusieurs programmes, les travaux sont davantage de nature manuelle. La responsable de la Commission scolaire des Chic-Chocs, Marie-Noëlle Dion affirme que les directives reçues à ce jour sont minimales. En effet, la seule mention pour ces élèves réside dans quelques lignes d'une communication faite aux commissions scolaires. « Quant aux élèves en formation professionnelle et en formation générale des adultes, ils pourront, dans la mesure du possible, faire appel à des ressources déjà existantes en formation à distance, en ligne ou par téléphone pour poursuivre leurs apprentissages. »

Or, il n'est pas simple pour un élève en soutien information ou en montage de lignes de compléter ce type de formation en ligne ou à distance. « Nous sommes préoccupés par le sort réservé à nos élèves, spécialement nos finissants. On veut bien donner de la formation à distance mais nous sommes loin de la mise en place d'un tel projet considérant le matériel nécessaire pour chaque élève », confie un enseignant en informatique.

« C'est un véritable casse-tête pour nous en raison des travaux pratiques. Même en imaginant tous les scénarios possibles, c'est impossible de mettre quoi que ce soit en place puisqu'on a aucune idée quand les cours vont reprendre », ajoute Steven Richard, directeur du Centre de formation professionnelle à Sainte-Anne-des-Monts. Ce dernier dit attendre des directives claires. « Le seul point positif est notre cohorte de finissantes d'infirmières auxiliaires qui se sont pratiquement toutes déniché un emploi comme préposée aux bénéficiaires en raison de la demande élevée ces temps-ci. »

L'une des options pour les finissants serait de repousser les stages le plus loin possible mais avec l'année scolaire qui se termine à la fin juin, le temps n'est pas un allié. « Nous avons encore quelques semaines de jeu mais si la fermeture des écoles se prolonge au-delà du mois de mai, nous aurons des décisions à prendre », conclut l'enseignant, ajoutant au passage avoir très peu d'informations à fournir à ses étudiants.

Finalement, on a rejoint le ministe de l'Éducation, Jean-François Roberge pour lui poser la question spécifique au secteur de la formation professionnelle. Voici sa réponse: « Dans ce cas-ci, il appartient aux enseignants d'évaluer si suffisamment d'apprentissages ont été faits pour décerner les diplômes. Nous devons y aller au cas par cas. »

 

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