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Justice

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12 décembre 2019

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Fin des témoignages au procès de Richard Bélanger

PROCÈS AGRESSION SEXUELLE

Palais justice SADM

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Le procès de Richard Bélanger s'est terminé mercredi à Sainte-Anne-des-Monts. Le sort de l'accusé est maintenant entre les mains du juge Jules Berthelot.

Le procès de l'ex-enseignant, Richard Bélanger, accusé d'agression sexuelle sur un mineur, s'est poursuivi pendant deux jours au Palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts.

Pendant son témoignage, l'accusé a donné sa version des faits quant à ce qui s'est réellement passé, selon lui, le 7 juin dernier. Si la présumée victime prétend que l'enseignant lui aurait volontairement caressé la cuisse et l'entrejambe, l'accusé explique plutôt qu'il aurait perdu l'équilibre et qu'il serait tombé accidentellement, poings premiers, sur les cuisses de l'adolescent.

Au début du témoignage de Richard Bélanger, ce dernier a raconté au Tribunal qu'il souffrait de problèmes de santé qui avaient, notamment pour effet, de lui faire perdre l'équilibre et d'avoir la vision trouble. Or, selon l'accusé, il était déjà tombé à deux reprises, dont une fois en classe, depuis l'apparition de ces soucis de santé.

L'avocat de la défense, Me Yves Desaulniers a questionné longuement son client sur les événements du 7 juin 2018 pour lesquels il est accusé. Or, ce qui ressort du témoignage de Richard Bélanger est que celui-ci était seul en compagnie de l'adolescent dans son local de classe afin de lui offrir un soutien académique. Alors que l'enseignant et l'élève étaient tous deux assis à un bureau, dos à dos, l'adolescent aurait posé plusieurs questions nécessitant que Bélanger se lève et pivote vers lui. C'est en se levant et en pivotant que l'enseignant aurait perdu l'équilibre puis aurait effectué un « plongeon » accidentel au-dessus de l'élève. Il aurait ainsi atterri par-dessus l'adolescent, les poings fermés sur ses cuisses.

Cette version des faits de l'accusé est rejetée du revers de la main par la procureure de la Couronne, Me Florence Frappier-Routhier, qui estime que le tout est irréaliste d'un point de vue physique. Elle remet en question le fait que l'accusé soit tombé par-dessus l'adolescent plutôt qu'au sol.

Témoignages contradictoires

Pendant sa plaidoirie, Me Yves Desaulniers a relevé des contradictions dans le témoignage de la présumée victime, notamment sur ses souvenirs quant à la disposition des pupitres dans la classe et sur la place qu'il occupait dans celle-ci lors des faits allégués.

L'avocat de la défense a aussi critiqué vivement le fait que d'autres événements similaires à ceux du 7 juin aient été introduits en preuve alors que la présumée victime avait déjà témoigné. Selon Me Desaulniers, il aurait été essentiel pour l'évaluation de la preuve par le Tribunal que la présumée victime puisse être interrogée pendant le procès sur ces gestes allégués.

Quant à la poursuite, Me Frappier-Routhier a soulevé des questions sur les raisons qui ont mené l'ex-enseignant à être hospitalisé en psychiatrie quelques jours après les gestes allégués du 7 juin 2018. Selon la procureure de la Couronne, il semble invraisemblable que l'accusé ait été interné pour des gestes qu'il juge accidentels. Elle a aussi martelé que le témoignage de la présumée victime était honnête et réaliste. La procureure avait préalablement questionné l'accusé la proximité qu'il avait avec l'étudiant, suggérant que leur relation était à la limite du professionnalisme, ce que Bélanger avait réfuté. Selon lui, d'autre collègues enseignants avaient aussi des relations de confiance avec certains élèves.

Le sort de Richard Bélanger est donc maintenant entre les mains du juge Jules Berthelot qui doit rendre son verdict dans cette cause le 28 février prochain au Palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts.

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