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23 octobre 2019

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

À la rencontre de Mikey Thunder, étoile montante de la lutte dans l'Est-du-Québec

LUTTE PROFESSIONNELLE

Mikey Thunder

©Photo Gracieuseté - Karl Chouinard

Mikey Thunder après sa victoire contre Fatal-X le 5 octobre dernier à Drummondville.

De passage récemment à Sainte-Anne-des-Monts alors qu'il était invité à faire une apparition spéciale dans le Show d'gars, le journal L'Avantage gaspésien en a profité pour s'entretenir avec une jeune étoile montante de la lutte professionnelle, le louperivois Mikaël Chouinard.

Le jeune homme de 20 ans dont le nom de ring est Mikey Thunder a une passion inconditionnelle pour la lutte, et ce, depuis sa tendre enfance. « J'ai toujours été sportif. Je pratiquais déjà les arts martiaux quand j'étais jeune en plus de jouer au hockey. Quant à la lutte en tant que telle, je me tournais vers ça pour me remonter le moral au secondaire quand je vivais de l'intimidation. J'ai su assez jeune que je voulais faire de la lutte plus tard, que c'est ça qui me rendait heureux », confie-t-il.

S'il y a trois ans, le rêve commençait à peine, aujourd'hui, Mikaël Chouinard est de plus en plus invité à participer à différents galas de lutte aux quatre coins de la province. Après un passage remarqué à la Drummondville Championship wrestling (DCW), le jeune lutteur louperivois se tourne maintenant vers un nouveau contrat, cette fois-ci avec la GEW Classique et un autre avec la DCW en janvier prochain. « Je fais partie du circuit indépendant et les promoteurs me contactent directement pour solliciter mes services. C'est à force de lutter et d'acquérir de l'expérience que les gérants nous remarquent et qu'on obtient plus de contrats. »

Mikey Thunder

©Photo Gracieuseté - Karl Chouinard

Mikey Thunder s'apprête à porter le coup de grâce à son adversaire, Fatal-X.

Mikey Thunder

©Photo Marie-Gabrielle Chamberland

Mikey Thunder a servi une bonne correction à Frédérick DeRoy lors de son passage à Sainte-Anne-des-Monts.

Entraînement rigoureux

@R:Mikaël Chouinard est un oiseau rare puisque peu de jeunes choisissent de persévérer dans la lutte professionnelle. Pour y parvenir, Mikey fait de la musculation à raison de 5 à 6 fois par semaine en plus de deux cours d'arts martiaux en plus de cours autodidactes de lutte.

Pour le jeune homme, il est clair qu'il se voit éventuellement lutter aux États-Unis et un jour accéder à la ligue Ring of Honor ou la WWE comme l'ont fait dans le passé des Québécois comme Jacques Rougeau, Pierre-Carl Ouellet et plus récemment, Kevin Owens. « Je veux aller le plus haut possible. La lutte est un milieu très compétitif où ça prend beaucoup de contacts. Il y a aussi beaucoup d'autopromotion à faire », explique-t-il, ajoutant qu'il est aussi important de sortir du lot en apprenant un arsenal de prises et en ayant le sens du spectacle. « C'est un aspect que j'aime beaucoup de la lutte. J'ai toujours apprécié l'équilibre entre les prouesses sportives et le côté spectacle. »

D'ailleurs, au cours des trois dernières années, Mikaël Chouinard a pris une cinquantaine de livres principalement en masse musculaire. « Je suis un meilleur athlète que je l'étais, j'ai pris beaucoup de confiance en moi, je mange mieux et je récupère mieux qu'avant. Bref, je fais tout pour devenir le meilleur lutteur possible. »

Il sera possible de voir Mikey Thunder en action le 26 octobre prochain à Valleyfield puis le 18 janvier 2020 à Drummondville. Comme dirait un commentateur de lutte bien connu; « soyez-y mesdames, messieurs ».

 

©Photo Marie-Gabrielle Chamberland

©Photo Marie-Gabrielle Chamberland

©Photo Marie-Gabrielle Chamberland

©Photo Marie-Gabrielle Chamberland

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