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08 octobre 2019

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Avenir toujours incertain pour la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie

ÉCONOMIE

CCHG

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Une trentaine de personnes étaient réunies pour discuter de l'avenir de la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie.

Bien que la rencontre dite « de la dernière chance » ait mobilisé une trentaine d'intervenants de divers milieux, l'avenir de la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie demeure incertain.

Le président de la CCHG, Dany Vézina a d'abord rappelé que le principal problème auquel l'organisme fait face actuellement est un manque d'implication criant des membres. « On ne sait pas où on s'en va puisqu'en ce moment, on a à peine cinq administrateurs qui siègent au conseil et ce n'est pas parce qu'on n'a pas fait de nombreux appels. De plus, on annule la plupart de nos formations par manque d'inscriptions. »

Paule Ménard-Pelletier, aussi membre du conseil d'administration, abonde dans le même sens. « Nous sommes devant un défi de restructuration majeure. Ça nous prend quelqu'un de rassembleur à la direction de la Chambre et on doit penser si le modèle actuel est le meilleur pour nos membres. »

Un ex-administrateur de la CCHG, Michel Dugas, a soulevé un point partagé par plusieurs à l'effet que le sentiment d'appartenance passe aussi par un contact humain. « Il faut aller sur le terrain rencontrer les gens. On ne peut pas se contenter d'envoyer des courriels. »

Marie-Eve Saint-Laurent de la pâtisserie Marie 4poches croit également que la Chambre de commerce doit en faire plus pour attirer des membres. « Nous sommes dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre où les entrepreneurs doivent tout faire. En plus d'avoir à gérer notre commerce, nous sommes inondés de demandes de toutes sortes. Des courriels, j'en reçois des centaines par semaines. Si Paule ne m'avait pas contacté directement, je ne serais pas ici aujourd'hui avec vous », a-t-elle affirmé, laissant entendre que les commerçants doivent voir des avantages majeurs à s'impliquer dans la CCHG.

Tout remettre en question

Tout était sur la table pour cette rencontre. On a remis en question la pertinence de tenir des formations, des activités de réseautage et même la gestion du bureau d'accueil touristique. « En 2019, je ne suis pas certain que ce soit encore d'actualité d'avoir des formations sur la mise en ligne d'un site web ou d'apprendre à utiliser Facebook », a suggéré Caroline L'Archevêque, ex-propriétaire du Malbord.

Pour le chef Yannick Ouellet, c'est l'entièreté du modèle de la Chambre de commerce qu'il questionne. « Si on garde ça tel quel, c'est clair que je n'embarquerai pas. Ce que je vois comme étant une alternative viable, c'est davantage une coopérative de services qui aiderait les commerçants avec leurs besoins autant en distribution, livraison qu'entreposage. Et ce ne sont que quelques exemples. »

L'exemple de la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs qui jouit d'un dynamisme renouvelé depuis quelques années a été cité à quelques reprises. « Là-bas, ils font de la business. Quand on ne peut pas aller à l'une de leurs activités, on a vraiment l'impression d'avoir manqué quelque chose d'important », ont exprimé quelques personnes autour de la table.

Malgré les nombreuses idées soulevées, la problématique du manque d'implication demeure le même. Le hic est que la Chambre de commerce de la Haute-Gaspésie se retrouve devant le dilemme de l'œuf ou la poule. Pour mettre en place des idées novatrices, il doit y avoir un leadership dans l'organisme et des membres qui s'impliquent au conseil d'administration. Sauf que les gens sont réfractaires à s'impliquer tant que des idées novatrices ne leur seront pas proposées.

La réflexion se poursuit pour les administrateurs restants de l a Chambre de commerce qui doivent bientôt décider comment se fera l'embauche du prochain directeur et combien d'heures pourront lui être attribuées. La réflexion doit aussi se faire concernant le gala, principale source de revenu de la CCHG qui n'a toujours pas trouvé suffisamment d'intéressés pour l'organiser.

D'ici là, les gens désirant s'impliquer au sein de la CCHG sont invités à se manifester auprès de l'un des administrateurs.

Commentaires

9 octobre 2019

francois Castro

« En 2019, je ne suis pas certain que ce soit encore d'actualité d'avoir des formations sur la mise en ligne d'un site web ou d'apprendre à utiliser Facebook »... Il est vrai que FB, ça fait 12 ans que les gens l'utilise, mais il y a encore bcp d'entrepreneur plus vieux qui en ont besoin. Probablement, que ses formations devraient être bonifiés, avec la vente Amazone, le marketing FB, etc.

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