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09 janvier 2019

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

Le 106e numéro d’Au pays de Matane poursuit son travail de collecte historique

Histoire locale

Société d'histoire et de généalogie de Matane SHGM Au pays de Matane revue histoire

©Romain Pelletier

La directrice de la revue Au pays de Matane, France Bernier, a présenté le nouveau numéro le mois dernier devant une cinquantaine de personnes réunies dans les locaux de la Société d’histoire et de généalogie.

Disponible dans différents points de vente de la Matanie, la dernière parution de la revue « Au pays de Matane », publiée sans interruption depuis 1965, s’est de nouveau penchée sur des pans entiers de l’histoire locale, de la saga du traversier-rail aux quatre générations de propriétaires de la résidence funéraire Léon Sirois et fils, en passant par le quotidien spartiate des élèves de l’ancien collège classique de Matane.

Près de cinquante personnes s’étaient réunies dans les locaux de la Société d’histoire et de généalogie de Matane (SHGM) en décembre 2018, pour assister au lancement du 106e numéro de la revue historique locale semestrielle, fondée il y a 54 ans par Robert Fournier, pour qui la conservation de la mémoire matanaise était une tâche essentielle pour la communauté. Directeur de la revue pendant trente ans, M. Fournier attachait notamment une importance particulière à la petite histoire, parfois trop timide pour s’accorder une majuscule. La collecte minutieuse de souvenirs, avec, entre autres, le témoignage détaillé d’un « dinosaure du cours classique », André Lavoie, pensionnaire au collège de Matane jusqu’en 1966, quatre ans avant la transformation de l’établissement en cégep, aura de nouveau permis à la dernière publication d’Au pays de Matane de remplir son mandat, en offrant aux lecteurs une plongée dans des bribes de l’histoire locale qui n’attendaient qu’à être immortalisées dans les 48 pages de cette nouvelle parution.

Les cent ans de la maison funéraire

Ayant consacré sa une à la dynastie des Sirois, dont la maison funéraire a célébré son centenaire en 2018, la revue historique, par l’intermédiaire de sa directrice France Bernier, s’est penchée sur le récit des quatre générations de Sirois à la tête de l’entreprise familiale, qui ont dû s’adapter, en un siècle, à l’évolution des pratiques et des mentalités entourant les funérailles. Grâce aux précieux témoignages de Julien et Yves Sirois, soit la 3e et 4e génération à la tête de la résidence funéraire, Mme Bernier a pu récolter une foule de détails sur les différents rites accompagnant la mort, un travail qui a poussé la famille Sirois, en guise de remerciement, à remettre un chèque de 500 $ à la Société d’histoire, pour souligner les efforts de ses bénévoles.

Le quotidien des élèves du collège classique

Ancien pensionnaire du collège classique de Matane, ayant précédé le cégep, André Lavoie a été sollicité pour livrer ses souvenirs sur la spécificité de ce cours prestigieux réservé aux garçons, encadré par des religieux et tourné vers les humanités. M. Lavoie profite de son minutieux témoignage pour donner des précisions sur le quotidien des pensionnaires, astreints à un régime quasi militaire, avec un règlement général empreint de morale catholique, des journées comprenant des périodes de prières et de confessions, ainsi qu’un programme occultant certains auteurs anticléricaux comme Voltaire et d’autres philosophes du siècle des Lumières. Dans cette première partie de son témoignage, qu’il devrait compléter par un prochain article sur la vie artistique de l’établissement, l’auteur a commencé par brosser un portrait général du collège et rappeler l’importance des activités parascolaires dans la formation, véritables soupapes de décompression face au carcan religieux imposé par les Clercs de Saint-Viateur.

Société d'histoire et de généalogie de Matane SHGM Au pays de Matane revue histoire

©Romain Pelletier

Près de cinquante personnes s'étaient réunies dans les locaux de la SHGM pour assister au dévoilement, le mois dernier, du dernier numéro de la revue d'histoire locale.

Des sujets variés sur l’histoire locale 

Deux autres articles de fond, rédigés par Louis Blanchette et Marc Durette, reviennent sur la saga du traversier-rail Georges-Alexandre Lebel, toujours en service après 40 ans d’activité, ainsi que sur les agriculteurs de la Matanie décorés de l’Ordre du mérite agricole entre 1934 et 1979. Le destin tragique de l’un d’entre eux, évoqué dans l’article, n’est pas sans rappeler la pénibilité du travail de bucheron évoquée dans certains romans du terroir. Une dizaine de chroniques figurent aussi dans cette nouvelle publication, sur l’art religieux, certains artéfacts collectés par la SHGM ou encore la numérisation de journaux locaux. Tirée à 800 exemplaires, la revue Au pays de Matane est disponible au coût de 8 $ à la SHGM, au marché Dubé de Saint-Ulric, au dépanneur Chez B de Baie-des-Sables, aux pharmacies Brunet, Proxim et Pharmaprix de Matane, à la Chouette librairie, à l’hôpital, au comptoir du tissu et chez les dépanneurs du Lac, Réjean Côté et Mario Labonté.

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