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11 septembre 2019

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

L’épouse du président des États-Unis au Belle Plage de Matane et autres histoires de la SHGM

107e numéro de la revue Au pays de Matane, de la Société d'histoire et de généalogie

Hôtel Belle Plage Matane

©Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

Contrairement à l’hôtel Belle Plage actuel de Matane, représenté sur la photo, son ancêtre, dans les années 1930, était situé à proximité de l’emplacement des Galeries du Vieux-Port.

Dans le dernier numéro de la revue Au pays de Matane, publiée sans interruption depuis 1965, à raison de deux numéros par an, la Société d’histoire et de généalogie de Matane présente six nouveaux articles de fond revenant sur des épisodes emblématiques de la région, dont le séjour, en 1933, de la Première dame des États-Unis, Eleanor Roosevelt.

Avant sa reconversion en hôpital en 1935 par les Dominicaines de l’Enfant-Jésus de Québec, à proximité de l’emplacement des Galeries du Vieux-Port, l’ancien hôtel Belle Plage, ouvert entre 1929 et 1933, a eu l’honneur d’accueillir, quelques mois avant sa fermeture, à la suite du marasme économique induit par la crise de 1929, l’épouse du président démocrate Franklin Delano Roosevelt, Eleanor. Accompagnée d’une amie intime, la journaliste Lorena Hickok, avec qui la rumeur lui a prêté une liaison, la Première dame a profité de l’engouement touristique ayant suivi l’inauguration officielle de la route 132 actuelle il y a 90 ans, notamment auprès d’Américains fortunés, pour venir se ressourcer en Gaspésie.

Les 15 et 16 juillet 1933, elle a logé dans cet hôtel de luxe matanais, considéré à l’époque comme « le Ritz du tour de la Gaspésie », selon les informations rapportées par l’historien Louis Blanchette dans l’article qu’il a consacré à cette anecdote. « Madame Roosevelt a largement profité de son séjour au Belle Plage, se baignant, prenant le soleil sur la plage et appréciant la qualité de la nourriture », a-t-il écrit, en rappelant que l’hôtel avait aussi accueilli en 1929 les invités prestigieux participant à la tournée inaugurale du boulevard Perron, ancêtre de la route 132, qui portait le nom du ministre de la Voirie à l’origine de son achèvement à la fin des années 1920.    

Louis Blanchette historien Société d'histoire et de généalogie de Matane

©Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

Louis Blanchette, historien à l'origine de quatre chroniques touristiques matanaises dans le dernier numéro de la revue Au pays de Matane.

Un 107e numéro varié         

Fidèle au projet de son fondateur Robert Fournier, pour qui l’histoire locale, aussi dérisoire pût-elle paraître, se méritait bien une majuscule, le 107e numéro de la revue Au pays de Matane a notamment donné la parole à six historiens et témoins d’envergure. André Lavoie, dans un second article de fond dédié au Collège classique de Matane, a évoqué l’importance que les Clercs de Saint-Viateur accordaient aux arts dans la formation de leurs pensionnaires. Des cours de solfège d’Albert Lavoie aux spectacles féériques orchestrés par le père Antonin Lamarche, en passant par un concert de Gilles Vigneault et les représentations parfois osées du ciné-club, ayant permis la diffusion de films aussi sulfureux pour l’époque que la Dolce Vita, de Fellini, l’ancien étudiant profite d’une prodigieuse mémoire pour brosser un portrait précis de cette institution ayant laissé la place au Cégep de Matane.

Société d'histoire et de généalogie de Matane Au pays de Matane

©Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

Une partie de l'équipe rédactionnelle du 107e numéro de la revue Au pays de Matane.

Dans le même numéro, Andrée Gendron revient sur l’histoire de Saint-Ulric, célébrant cette années ses 150 ans, Danielle Harrison retrace les origines écossaises de la famille McMullen, France Bernier dévoile la résolution d’une énigme concernant l’uniforme inconnu de Jules Sirois dans le dernier numéro et Gilles Santerre relate l’épopée entrepreneuriale de son grand-père de Baie-des-Sables, Joseph-Antoine Santerre, dont le sens des affaires et un esprit visionnaire avaient permis le déploiement de quatre commerces au style Art déco si reconnaissables dans le paysage architectural de Matane, Baie-des-Sables, Mont-Joli et Rimouski.

La revue historique de 44 pages, tirée à 750 exemplaires, est disponible à ses points de vente habituels. Plus de détails auprès de la Société d’histoire, au 418 562-9766.

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