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27 août 2019

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

L'usine du Groupe Lebel de Cap-Chat vendue à Damabois

TRANSFORMATION DU BOIS

Groupe Lebel

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Les installations du Groupe Lebel de Cap-Chat passent aux mains de Damabois.

Une importante transaction s'est concrétisée dans l'industrie de la transformation du bois alors que l'entreprise Damabois a fait l'acquisition de l'usine de Cap-Chat appartenant au Groupe Lebel.

Alors que les employés de l'usine cap-chatienne du Groupe Lebel terminaient leur quart de travail lundi dernier aux alentours de 17 h, ils ont reçu la visite de leur patron, leur annonçant qu'à partir de maintenant, ils relevaient officiellement de l'entreprise Damabois, qui possède elle aussi une usine à Cap-Chat.

L'annonce de cette transaction a été une grande surprise pour plusieurs travailleurs du Groupe Lebel, dont plusieurs sont à l'emploi de l'entreprise depuis de nombreuses années.

L'intention est de faire rouler les deux usines voisines et de conserver les emplois en place. « Ils veulent rouler 46 semaines par année et même créer quelques emplois supplémentaires alors c'est une excellente nouvelle », commente le préfet, Allen Cormier.

La mairesse de Cap-Chat, Marie Gratton est aussi heureuse de cette transaction, affirmant avoir pleine confiance dans les plans de Damabois. « C'est une annonce positive pour notre municipalité puisque les deux usines demeurent en opération et les emplois sont maintenus. »

Cette transaction signifie aussi que la scierie Lebel sera appelée à changer de vocation afin de se spécialiser dans les nouveaux projets de Damabois. « L'usine fera des composantes pour des produits tels des palettes de bois. L'assemblage se fera ensuite dans une autre de nos usines. Nous travaillons également à doter notre nouvelle usine de Cap-Chat à effectuer de la deuxième transformation », explique le directeur général de Damabois, Martin Lavoie.

Ce dernier ajoute que l'usine Lebel possédait des équipements utiles et un approvisonnement en bois assez intéressant pour que Damabois procède à la transaction. « Au cours des prochaines semaines, nous allons réaménager l'usine pour la rendre pleinement fonctionnelle. Les employés, qui conservent tous leur emploi, sont toutefois en arrêt temporaire pendant le temps de ces travaux. »

Finalement, Martin Lavoie estime que l'entreprise est sur une bonne lancée avec ses produits plus nichés et que le marché est actuellement favorable.

Un peu d'histoire

L'usine de Cap-Chat a été ouverte en 1991 en plus d'être l'installation du Groupe Lebel se situant le plus à l'Est au Québec. En 2015, Groupe Lebel avait relancé ses activités à son usine de Cap-Chat avec un investissement de 1,5 million de dollars après quatre ans de fermeture. On avait alors annoncé un virage important en se tournant vers le petit bois dont les ventes étaient destinées au marché américain. La scierie cap-chatienne reprenait ainsi du service à raison de huit à dix mois par année avec une garantie d'approvisionnement de cinq ans.

Quant à Damabois, il s'agit également d'un joueur important dans le milieu de la transformation du bois. Il y a à peine un mois, l'entreprise, dont le siège social est basé à Saint-Damase dans La Matapédia, annonçait qu'elle se lançait dans la production de palettes de bois à partir de résidus de sciage, utilisant une technologie novatrice nommée thermoformage. Le projet était estimé à plus de 5 millions de dollars.

Pendant la conférence de presse annonçant cet investissement et cette nouvelle technique, le directeur général de l'entreprise, Martin Lavoie, avait également mentionné que des projets étaient sur la table dans un avenir très proche pour son usine de Cap-Chat.

Commentaires

27 août 2019

francois Castro

Conserver tous les emplois, c’est un peu étonnant sachant que lors des fusions la Direction, les RH, les Communications, la Logistique, etc. sont souvent intégrés. Je souhaite le meilleur aux travailleurs, espérons qu'il y aura croissance de la production (ou du chiffre d'affaires via une diversification ou spécialisation). Sinon, certains emplois seront coupés. Principes de micro-économie 101.

31 août 2019

Sylvie Pelletier

Monsieur Castro, les RH, finances, communication, approvisionnement étaient déjà concentrés à RDL, donc à l’usine de Cap-Chat on retrouvait 22 employés d’usInès, une adjointe administrative qui reste en poste et un Directeur qui a eu la possibilité de rester au sein de l’organisation. Il faut laisser la chance à la nouvelle administration et ne pas oublier que l’ancienne a permis à plusieurs personnes de gagner honorablement leur croûte, l’important c’est que l’usine demeure en opération

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