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09 juillet 2019

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

L'enseignant Richard Bélanger subit son procès pour agression sexuelle.

PROCÈS RICHARD BÉLANGER

Palais de justice SADM

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Richard Bélanger a vu des témoins défiler pendant deux jours à son procès pour agression sexuelle.

Le procès de l'enseignant, Richard Bélanger, qui travaillait jusqu'en 2018 à l'école Gabriel-Le Courtois, s'est tenu sur deux jours au Palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts.

La présumée victime, soit un adolescent qui entretenait une relation de mentorat avec l'enseignant d'histoire, a raconté que l'accusé lui aurait touché la cuisse puis les parties génitales le 7 juin 2018 dans un local de classe pendant la préparation à un examen. L'adolescent, dont l'identité est frappée d'une ordonnance de non-publication, aurait aussi admis plus tard, que d'autres attouchements se seraient produits pendant l'année.

Le lendemain, la mère de la victime a témoigné à son tour pour la Couronne. Cette dernière a fondu en larmes pendant son interrogatoire, se demandant comment la présumée agression aurait pu se produire sans qu'elle ne s'en rende compte. « Qu'est-ce que je n'ai pas vu? Où étaient les signes? »

Elle a aussi raconté à la Procureure de la Couronne, Me Paméla Tremblay, que l'accusé aurait appelé à trois reprises le lendemain de la présumée agression. Elle affirme avoir répondu à l'un de ces appels. Elle a dit que Richard Bélanger aurait fait référence à « ce qui s'était passé jeudi dernier ». Or, en contre-interrogatoire, Me Yves Desaulniers a fait avouer à la dame que son émotion lui a fait perdre le fil de ce que lui disait l'accusé au téléphone. Tout au long du contre-interrogatoire, l'avocat de la défense a rappelé que son client avait à cœur la réussite académique de la présumée victime. Il a également évoqué certaines initiatives d'aide de l'enseignant dont la mère ne semblait pas être au courant.

Autres témoignages

Une autre enseignante et une secrétaire ont aussi témoigné pour la Couronne afin de tracer une ligne du temps sur les événements entourant les faits reprochés à l'enseignant de 54 ans.

Finalement, l'enquêteuse principale au dossier a été martelée de questions de la part de Me Yves Desaulniers. Ce dernier a soulevé des questions sur certains éléments de preuve que l'enquêteuse n'aurait pas poursuivi. Il a aussi questionné l'enquêteuse sans relâche sur le moment où des nouveaux éléments ont été apportés à son attention par l'adolescent.

Rappelons que lors d'une rencontre préparatoire au procès, l'adolescent aurait alors admis que d'autres événements se seraient produits au cours de l'année où l'enseignant aurait posé des gestes inappropriés à son égard. Ces faits ont été rapportés aux procureurs le matin même où débutait le procès. Malgré tout, le juge Jules Berthelot a accepté que ces faits similaires sont admis dans la preuve de la poursuite.

Du côté de la défense, on a fait témoigner un collègue et ami de l'accusé qui a raconté que la porte de la classe de Richard Bélanger était généralement ouverte et qu'il entretenait une bonne relation avec lui depuis plusieurs années.

À la fin des procédures, Me Desaulniers a annoncé que l'accusé allait témoigner à son tour. Les audiences reprendront le 18 septembre prochain devant le juge Jules Berthelot à Sainte-Anne-des-Monts.

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