Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualités

Retour

04 juillet 2019

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

Une Ulricoise prônant la réduction des déchets s’est lancée dans la confection de produits lavables

Artisanat local

Catherine Maquet Mayana Saint-Ulric lingettes lavables

©Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

Catherine Maquet a lancé son entreprise Mayana depuis chez elle, à Saint-Ulric, pour proposer une alternative locale, écologique et artisanale à des produits domestiques jetables.

Depuis le printemps dernier, Catherine Maquet, résidente de Saint-Ulric, a profité d’une reconversion professionnelle pour sortir sa machine à coudre du placard et créer une entreprise artisanale de confection de produits écologiques lavables, Mayana, destinée à promouvoir le zéro déchet et à sensibiliser la population aux impacts de l’industrie du coton sur l’environnement.

Collaboratrice au mensuel L’Ulricois, mère de trois enfants, depuis peu créatrice au sein du regroupement Am’art, pour les artisans de la région de Matane, ou encore exposante au Marché public de la Matanie, Catherine Maquet, venue s’établir en Gaspésie en 2015, aurait du mal à démentir une hyperactivité débordante, sur laquelle aura pu compter sa création de Mayana au printemps dernier, une entreprise de confection, à domicile, de produits écologiques réutilisables visant à diminuer notamment le gaspillage des cotons démaquillants. Avec son conjoint, trois enfants et le rêve de venir s’établir au Québec, après avoir traversé l’Atlantique, leurs affaires ont fini par se poser à Saint-Ulric, où une récente reconversion professionnelle a amené la mère de famille à ressortir sa vieille machine à coudre afin de confectionner des carrés démaquillants lavables pour elle et pour sa fille. Peu à peu, sensibilisée à la réduction des déchets grâce à une conscience écologique s’étant jadis illustrée par l’ouverture, en Belgique, d’un magasin bio, la jeune femme de 34 ans s’est alors prise de passion pour la couture et a fait le choix de fonder son entreprise Mayana, inspirée du nom de leur chat Maya, pour promouvoir le zéro déchet par des créations écologiques lavables.

Un développement rapide de l’entreprise    

Proposant des carrés démaquillants, des lingettes et des éponges lavables confectionnées à la main, pouvant servir aussi bien aux soins de la peau que pour lustrer sa voiture ou briquer sa maison, Mayana s’est également tournée vers une nouvelle gamme de films alimentaires lavables à base d’une cire d’abeille de Baie-des-Sables ou encore vers la création de sacs pour fruits et légumes. Grâce à la récupération d’une surjeteuse, Catherine pourra aussi élargir au fur et à mesure sa gamme de produits, en confectionnant notamment des serviettes hygiéniques lavables. Soucieuse de se fournir localement, l’Ulricoise d’adoption a fait le choix d’acheter ses matières premières, notamment le Zorb, tissu absorbant et hypoallergénique, au comptoir Lise Bouffard de Matane et au magasin Gitane Textiles de Mont-Joli. Par ailleurs, les emballages des produits ainsi que les étiquettes et les cartes d’affaire sont constitués de papier recyclé.

Déjà contactée par plusieurs détaillants pour des commandes personnalisables de produits, dont un commerce à Saint-Georges-de-Beauce, la créatrice a pu laisser s’exprimer son goût pour les activités manuelles en s’adonnant à la couture. « Lors d’une reconversion professionnelle, on peut avoir des moments de remise en question. À travers ce nouveau travail, je me suis découvert une vraie passion. La création à la main est une activité très gratifiante et la fierté ressentie par mes proches me touche beaucoup. L’un de mes enfants, qui est autiste, a pu découvrir aussi une nouvelle activité manuelle et développer son vocabulaire. Avec cette confection de produits réutilisables, je suis heureuse de contribuer à mon échelle à limiter la production de déchets sur la planète », a témoigné la jeune femme.

Catherine Maquet Mayana Saint-Ulric lingettes lavables

©Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

La jeune femme a débuté son aventure de confection de produits écologiques et réutilisables en réalisant des carrés démaquillants lavables pour sa famille.

Les impacts de l’industrie du coton    

Selon un rapport de l’organisation WWF (fonds mondial pour la nature en anglais), le coton, qui est utilisé dans près de la moitié de tous les vêtements du monde, représente 85 % de toutes les fibres naturelles produites sur la planète, suivi par la laine et le lin. Cultivé dans près d’une centaine de pays, le coton, dont 1 kg de production nécessiterait en moyenne 8 500 litres d’eau, avec des variantes à travers les pays (jusqu’à 20 000 litres par kilo en Inde), a des impacts environnementaux catastrophiques, notamment visibles par la quasi-disparition de la mer d’Aral, en Asie centrale, à force d’irrigations excessives. Quant aux pesticides utilisés dans sa production ou aux produits chimiques employés dans le traitement des fibres, ils ont des conséquences environnementales jugées désastreuses. Pour contrebalancer les près de 2 000 disques de coton jetables consommés durant un an par une personne pour les soins de son visage, le recours à des produits lavables est l’une des alternatives mises en avant pour prôner le zéro déchet et limiter les impacts sur la planète que certains gestes anodins peuvent provoquer de manière indirecte.

Plus de détails en appelant au 418 560-4728, sur la page Facebook Mayana – Créations écologiques et sur le site internet www.mayanagaspesie.com.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média