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03 juillet 2019

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

Matane veut contrôler désormais l’uniformité esthétique de son centre-ville

Résidence des Bâtisseurs Matane

©Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

Dans le cadre du nouveau plan d’implantation et d’intégration architecturale que les élus veulent défendre à Matane, les nouvelles constructions du centre-ville devront désormais s’intégrer, sur le plan visuel, au cadre bâti déjà existant.

Le conseil municipal de Matane prévoit d’adopter, à l’occasion de la séance publique du 15 juillet, un règlement établissant un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) pour le centre-ville, selon lequel des autorisations préalables devront être obtenues par les propriétaires du secteur avant de réaliser certains travaux.

Une fois ce règlement adopté, le conseil municipal pourra approuver ou non, de manière discrétionnaire, sur la base des recommandations du comité consultatif d’urbanisme (CCU), les projets de constructions et travaux de rénovations soumis à ce dernier, selon des critères d’évaluation visant à mieux intégrer ces nouveaux édifices et ces rénovations au patrimoine architectural déjà existant. « Nous voulons protéger les bâtiments historiques et nous assurer d’une certaine uniformité esthétique pour le centre-ville », a résumé Annie Veillette, conseillère municipale en charge de l’urbanisme, en précisant que l’objectif, dans le cadre de la démarche de revitalisation du centre-ville entamée en collaboration avec l’architecte Pierre Thibault, était d’avoir un secteur le plus harmonieux et attractif possible. La zone visée par le projet comprend l’avenue Saint-Jérôme, de l’auberge La Seigneurie à l’ex-usine Canadelle ainsi qu’une partie de l’avenue D’Amours, notamment le côté ouest, jusqu’à l’avenue Saint-Rédempteur. En tout, près d’une centaine de bâtiments seront concernés par ces nouvelles règles.

Les travaux visés par le règlement  

Pour les travaux concernant des bâtiments déjà existants, les propriétaires devront ainsi conserver des éléments comme les galeries, les lucarnes, les corniches ou encore le style des portes et des fenêtres. Les matériaux d’origine du bâtiment devront être aussi privilégiés et rentreront dans la grille d’évaluation du CCU. Les élus auront aussi un droit de regard sur les couleurs choisies et le revêtement de la toiture. Quant aux nouvelles constructions, elles devront respecter les caractéristiques des autres édifices du secteur et s’inspirer des composantes architecturales des bâtiments voisins. Le projet d’immeuble à bureaux prévu à l’emplacement de l’ancienne station-service de l’avenue Saint-Jérôme, avec ses matériaux nobles comme le bois et le verre, devrait offrir ainsi un dialogue visuel avant-gardiste avec le complexe culturel, auquel il répondra. Les travaux sur des remises ou des garages, les installations ne causant aucune modification de la façade avant ou encore les rénovations intérieures ne sont pas visés par le futur règlement.

Plan Matane PIIA

©Gracieuseté Ville de Matane

Des citoyens veulent aller plus loin    

À l’occasion d’une assemblée d’information organisée le 17 juin, dédiée à la présentation du projet, plusieurs citoyens présents ont salué l’initiative de la Ville et ont invité les élus à la développer davantage, en intégrant par exemple le McDonald’s dans la zone touchée par le PIIA. Des commentaires ont été émis aussi au sujet des enseignes lumineuses, parfois jugées trop criardes, de l’importance de planter des arbres pour les générations à venir, de continuer l’enfouissement des fils électriques ou encore d’augmenter le nombre de jardinières. Appelé à évoluer, ce projet avait pour but d’offrir avant tout à la Ville une mainmise sur l’uniformité visuelle du centre-ville, que plusieurs citoyens, au gré des séances publiques du conseil municipal, ont jugée compromise par la nouvelle phase de développement des Bâtisseurs.

Commentaires

9 juillet 2019

Jocelyne Aubut

Matane vient de perdre son statut de petite ville pittoresque, suite à la construction grossière de cet édifice affreux, sans aucun style et sans attrait. C’est un choc visuel en apercevant tout à coup cette immense horreur qui ne cadre nullement avec les alentours. BRAVO !!!! Les futurs résidents, qui sont âgés, auront à vivre les fenêtres clauses puisque celles-ci sont positionnées à quelques pouces du trottoir. En plus, ils devront subir les bruits des piétons et de la circulation automobile. Qui donc a osé autoriser un tel projet ( désastre ) à cet endroit ? Amèrement déçue de ces décideurs, sans vision, qui gèrent un village comme si c’était une ville de deux millions d’habitants. Une citoyenne de 71 ans qui ose donner son opinion. Jocelyne Aubut

11 juillet 2019

Gilbert levedque

Comment peut on harmoniser le secteur désigné de la rue St-Jerome après avoir autorisé la phase #3 du Bâtisseur. Faut un peu de front pour exiger des critères obligatoires. Ça va prendre des jardinières assez gigantesques pour essayer d'harmoniser cette construction de très mauvais goût à cet emplacement précis.

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