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07 Septembre 2018

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

Annie Fournier joue la carte du développement régional

©Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

Annie Fournier affirme n’avoir choisi de s’engager pour le Parti libéral qu’après avoir obtenu l’assurance que les régions ne seraient pas délaissées par Philippe Couillard en cas de victoire.

À l’occasion d’une entrevue accordée à L’Avantage-gaspésien le jeudi 6 septembre, la candidate libérale dans la circonscription de Matane-Matapédia a évoqué les mesures emblématiques qui l’ont poussée à s’engager. Elle compte avant tout sur le soutien du gouvernement en cas de victoire du Parti libéral pour favoriser la revitalisation du comté, trop délaissé, selon elle, par une dizaine d’années dans l’opposition.

Reconnaissant avoir été approchée par la CAQ et les libéraux lors des dernières élections, l’ancienne directrice de la SADC de la région de Matane (Société d’aide au développement de la collectivité) n’a pas caché qu’elle s’était tournée vers les seconds après avoir obtenu l’assurance que le développement régional, qui n’est pas, selon elle, « dans l’ADN de la CAQ », serait bien mis en avant par Philippe Couillard. « Ce que je souhaite globalement, pour la Matanie, la Mitis et la Matapédia, c’est remédier à la dévitalisation économique de la région à travers de nouveaux programmes et surtout le soutien du gouvernement. Avoir l’oreille du premier ministre serait un atout considérable pour l’essor du comté. Lorsque j’ai été approchée pour m’engager en politique, j’avais posé mes conditions : j’avais besoin d’être convaincue que le développement régional ne serait pas négligé », a résumé la candidate, qui s’est réjouie de l’annonce récente du chef du Parti libéral, en visite à Matane, concernant un soutien à hauteur de 500 000 $ au FIDEL de la Matanie en cas de victoire (Fonds d’innovation et de développement économique local).

« J’ai été ravie de constater que j’avais l’écoute du Parti libéral sur le dossier des régions, sans quoi je ne me serais pas engagée. » - Annie Fournier, candidate libérale dans la circonscription de Matane-Matapédia

Donner du pouvoir aux régions    

« J’ai été ravie de constater que j’avais l’écoute du Parti libéral sur le dossier des régions, sans quoi je ne me serais pas engagée », a expliqué Mme Fournier en égrainant quelques-uns des dossiers qu’elle compte défendre au cours de son mandat en cas de victoire. Elle veut faire un cheval de bataille de l’état des routes 195 et 132 et, tout en reconnaissant le manque d’investissements au cours des dernières années, elle compte sur une place dans la future majorité pour défendre efficacement le projet. Elle a précisé aussi que sa candidature avait été conditionnée à un engagement au sujet de la couverture téléphonique et Internet du territoire. Concernant le développement économique, elle croit avant tout à la priorité de la création de richesses sur la création d’emplois. « Il faut d’abord soutenir les entreprises déjà en place en favorisant l’attractivité de la région et en s’appuyant sur une immigration plus adaptée aux besoins de main-d’œuvre », a-t-elle lancé en soulignant les retombées positives attendues du FARR (fonds d’appui au rayonnement des régions) et des pôles régionaux d’innovation. Selon elle, ces derniers sont venus compenser la perte des CRE (conférences régionales des élus) et des CLD (centres locaux de développement), dont elle reconnaît la dureté de la mesure, tout en soulignant que ces coupures dans la structure avaient permis d’offrir plus d’argent pour financer des projets stratégiques. Quant à l’aéroport de Matane et à la réfection des quais, elle compte sur le soutien du Parti libéral une fois élue pour faire avancer « plus efficacement » les dossiers.

Réinvestir dans la santé   

« C’est le dossier prioritaire dont j’entends parler sur le terrain, davantage que le développement économique. Avant de faire campagne, je voulais être sûre qu’il n’y aurait plus de coupures. On m’a donné l’assurance que le temps du réinvestissement était venu, non pas dans les structures, qui ont été réorganisées, mais dans les conditions de travail du personnel soignant et l’augmentation des ressources grâce à la régionalisation de l’immigration. Je sais que le parti libéral compte s’engager aussi dans l’aide aux aidants naturels et on m’a dit que le dossier de l’hémodialyse dans la région devrait se régler à court terme », a déclaré la candidate, qui a reconnu qu’elle n’avait pas mis de « lunettes roses » pour juger en bloc le bilan du gouvernement libéral mais que les engagements pris par M. Couillard en faveur des régions l’avaient convaincue à réorienter sa carrière pour tenter d’offrir au comté une députée proche du pouvoir qui pourrait compenser « l’usure sur le terrain » conséquente à plusieurs années passées dans l’opposition. Rappelons que la Matapédia, dont l’ancienne circonscription électorale comprenait aussi la Mitis, est dominée par le Parti québécois depuis 1994, avec les députés Danielle Doyer (1994-2012) et Pascal Bérubé (depuis 2012). Quant à la Matanie, fusionnée avec la Matapédia en 2011, elle a élu aussi des députés péquistes depuis 1994, avec une parenthèse libérale entre 2003 et 2007.

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