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03 Septembre 2018

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Route 132 à Tourelle: des travaux qui tardent à se réaliser

©Photo – Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Malgré les échéanciers fixés entre juin et septembre 2018, les travaux n'ont toujours pas débuté aux abords de la route 132 à Tourelle.

Selon des documents obtenus par le bureau du député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, il y aurait des différences entre le discours du ministère des Transports et les rapports d'experts.

Lorsque le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, avait sonné l'alarme sur deux secteurs névralgiques de la route 132, on avait pu remarquer qu'un secteur semblait tenir avec un « rafistolage de fortune » alors que l'autre portion de route reposait sur des caissons de bois en état de pourriture avancée.

Il y a quelques mois, le ministère des Transports et sa ministre déléguée, Véronyque Tremblay, avaient expliqué que le premier secteur était construit sur le roc et qu'il était sécuritaire, donc que les travaux à effectuer étaient non-urgents. On disait également que l'assemblage de métal qualifié de « rafistolage de fortune » n'était rien de plus qu'un point de référence pour observer rapidement s'il y avait des mouvements de talus.

Un premier rapport a été produit en 2010 où l'on explique que des fissures sont observables tout près du bord du sommet près de la résidence d'un citoyen habitant ce secteur. « Ces fissures indiquent que d'autres petites tranches de matériaux de remblai peuvent glisser à tout moment ». Dans cet avis de 2010, on recommande de conserver un périmètre de sécurité de un ou deux mètres au sommet du talus. S'en sont suivi des travaux temporaires en octobre 2010 puis en juillet 2011.

Ensuite, selon un rapport géomorphologique produit en octobre 2017, on y apprend que le secteur inspecté, qui a précédemment été touché par un glissement de terrain, nécessite des travaux de stabilisation pour corriger la zone. On explique également que « le glissement de terrain a touché une grande partie du talus et menace à la résistance structurale de la route 132 située à proximité ». Des travaux seraient donc nécessaires afin d'éviter un nouveau glissement de terrain. Le géomorphologue précisait que les travaux préparatoires et la plantation de végétaux devaient être réalisés avant le 15 juin 2018, ce qui n'a toujours pas été fait. Les documents consultés font aussi état d'une route qui est construite davantage sur du remplissage et non du roc, ce qui présente des problèmes structuraux.

Un dernier document datant de janvier 2018 est un certificat d'autorisation permettant certains travaux à être effectués d'ici le 15 septembre 2018.

©Photo – Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Selon le ministère des Transports, l'assemblage de métal servirait exclusivement à titre de point de référence.

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Le mur de caissons de bois est toujours sous surveillance selon le ministère des Transports.

Mur à caissons de bois

Pour ce qui est du secteur situé près de la rue des Peupliers, le ministère des Transports avait affirmé que la dégradation des caissons de bois était lente et le site était sous surveillance. On avait alors affirmé que la technique retenue pour remplacer les caissons qui pourrissent n'avait toujours pas été choisie.

Or, dans les documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, on apprend que le mur présente des « signes évidents de déformation et de basculement », que le premier mètre de roc est « généralement très altéré à désagrégé ».  Aucun autre document concernant cette structure n'a été fourni par le ministère des Transports.

Bien que les deux structures ne sont peut être pas appelées à s'affaisser demain matin, un signal d'alarme avait tout de même été lancé en 2010. Or, outre des travaux temporaires effectués dans les mois qui ont suivi, les ouvrages permanents tardent à venir malgré les échéanciers prévus. Ainsi, les discours rassurants de la ministre Véronyque Tremblay et de son porte-parole divergent des avis d'experts qui tendent davantage à suggérer la réalisation de travaux de sécurisation et de stabilisation qui n'ont, à ce jour, toujours pas été effectués.

 

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