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13 Septembre 2018

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

CinémAlice survit à Matane grâce à une nouvelle équipe misant sur la nouveauté

©Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

De gauche à droite, Daniel Vaillancourt, Émilie Couture, Marie-Claude Tremblay, Mélissa Felx-Séguin, Jean-Martin Fleury et Catherine Chiasson-Lauzier, membres du nouveau conseil d’administration de CinémAlice.

Lancé en 1995, le diffuseur de films d’auteur matanais CinémAlice, membre de l’Association des cinémas parallèles du Québec, a été secoué par le départ à la retraite, après 23 années passées au service de la culture, de Jocelyne L’Africain et Francisco-Xavier Lopez. Une nouvelle équipe s’est décidée à saisir les rênes de l’organisme pour en assurer la pérennité à Matane.

Les passionnés de cinéma indépendant en région étaient suspendus à cette question durant l’été : « la diffusion des films d’auteur pourra-t-elle survivre à Matane ? ». Interpellés par les risques de disparition de CinémAlice, dont le nom rend hommage à la première cinéaste de l’histoire, Alice Guy-Blaché, une nouvelle équipe de cinéphiles a décidé d’unir ses forces pour transmettre l’héritage de Francisco-Xavier Lopez et Jocelyne L’Africain et continuer à offrir à la population matanaise la possibilité de visionner des films d’auteur sur grand écran, grâce à un partenariat avec le cinéma Gaieté, initié en 2013.  

Le nouveau coordonnateur de CinémAlice, Jean-Martin Fleury, enseignant d’histoire de l’art au Cégep de Matane, a profité de la première diffusion de l’année, le lundi 10 septembre, dans le cadre du festival PHOS, pour présenter le nouveau conseil d’administration et dévoiler la programmation cinématographique de la saison, décidée durant l’été. « Les risques de fermeture de l’organisme ont fait réagir du monde et nous sommes parvenus à réunir une équipe de six personnes pour assurer la reprise du flambeau. On s’est donné la session d’automne pour voir comment ça se passe, en attendant du public qu’il nous fasse des commentaires qui nous permettront de nous ajuster », a expliqué M. Fleury, qui faisait déjà partie de l’ancienne équipe.

Une session sous le signe de la nouveauté

En plus des huit films canadiens et internationaux proposés un lundi sur deux du 10 septembre au 17 décembre, le documentaire a pris un nouveau tournant cette année, à travers la création de CinémAlice extra. Porté par Daniel Vaillancourt, le projet consiste à diffuser gratuitement, au nouveau salon de dégustation de La Fabrique, dans l’ancien Billbard, trois documentaires produits par le groupe PVP. Un autre essai sera introduit le 22 octobre, la diffusion d’un court-métrage avant la projection du film principal. « Si le public est réceptif, pourquoi ne pas systématiser le processus pour donner aussi une voix au format court dans le cinéma parallèle ? », a déclaré le nouveau coordonnateur de CinémAlice, en rappelant que les œuvres sélectionnées cet automne devraient à la fois divertir, questionner et parfois déranger le public avec des thématiques insolites comme celle du prochain film, qui s’interroge sur la relation entre une septuagénaire et un jeune délinquant.

Le 10 septembre, le documentaire d’Helen Doyle, « Dans un océan d’images j’ai vu le tumulte du monde », présenté gratuitement dans le cadre de PHOS, en présence de la réalisatrice, a déjà permis de remplir quasiment la salle n°1 du cinéma Gaieté. Le prochain film, « Quand l’amour se creuse un trou », d’Ara Ball, sera présenté le lundi 24 septembre à 19 h, au coût de 7 $. Plus d’informations sur la programmation automnale de CinémAlice en se rendant sur la page Facebook de l’organisme, par l’intermédiaire de laquelle la nouvelle équipe compte communiquer davantage que sur l’ancien blog.

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