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10 août 2018

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

Une Matanaise de 26 ans en plongée autour du monde pour sensibiliser à la protection des océans

©Photo gracieuseté Jason Washington

La Matanaise de 26 ans Sarah Gauthier, instructrice en plongée sous-marine, s’apprête à s’embarquer dans un voyage de plongée autour du monde à partir du 20 août, destiné à sensibiliser la population sur l’état des océans à travers des images reflétant la beauté des écosystèmes marins et l’importance de leur préservation.

©Photo gracieuseté Danny Tayenaka

Pour inciter les gens à la suivre sur Instagram, Sarah n'a pas hésité à inscrire ses coordonnées à l'arrière de ses palmes.

Technicienne en santé animale de formation, Sarah Gauthier, après avoir passé toute son enfance à Matane, a subi un véritable choc lors de sa rencontre avec la plongée sous-marine au cours d’une formation à l’UQAM. Sa mère, qui plonge depuis près de 25 ans, est parvenue à lui transmettre sa passion pour les profondeurs et cette activité, à laquelle la jeune fille s’est initiée il y a environ 4 ans. Devenue depuis une instructrice reconnue par la PADI (Professional association of diving instructors), elle vient de terminer un contrat de quinze mois aux Îles Caïmans, dans les Caraïbes, qui lui a permis d’économiser suffisamment d’argent pour se lancer dans un projet d’envergure : effectuer un tour du monde durant plusieurs mois sur tous les continents, pour sensibiliser à la protection des océans à travers des images de leur beauté. « Pour avoir le goût de protéger quelque chose, je crois que tu dois d’abord l’aimer. C’est pour ça que j’aimerais montrer la beauté des profondeurs, qui vaut la peine d’être sauvegardée », a expliqué la plongeuse.

Mon but n’est pas d’ajouter aux gens un sentiment de culpabilité mais de tenter de montrer à la jeunesse, à travers cette expérience, qu’il est possible de voyager consciencieusement dans le respect de la nature, dont j’aimerais montrer la beauté. -Sarah Gauthier

Un voyage de plusieurs mois autour du monde   

Le périple de la jeune fille débutera le 20 août par une première escale en Islande, où elle compte photographier des images de la faille de Silfra, à la rencontre entre deux plaques tectoniques. Elle se rendra par la suite en Égypte, pour immortaliser des paysages de la mer Rouge, et envisage de se rendre après ça dans le sud du continent africain pour aller y observer des requins, son animal préféré avec les baleines. Par la suite, son idée serait d’aller plonger aux Philippines, puis en Indonésie, afin d’y photographier certaines espèces marines emblématiques locales. Elle devrait passer ensuite par l’Australie, avant d’éventuellement enchaîner sur l’Argentine et les Bahamas puis de revenir au Canada.

 

« À part avec l’Islande et l’Égypte, je n’ai pas encore de plan vraiment défini et je pense me laisser guider aussi par les opportunités du moment. Mon objectif reste de pouvoir plonger sur tous les continents, avec le but ultime de me rendre par la suite en Antarctique », a expliqué la jeune femme, qui compte faire affaire avec des clubs de plongée locaux en échange d’une visibilité. Cette démarche lui permettra de n’avoir pas à transporter plusieurs types d’équipement différents en fonction de la température des eaux, et de pouvoir bénéficier d’un matériel supplémentaire directement sur place. Elle emporte avec elle de quoi réaliser des vidéos sous-marines, dont elle partagera les capsules sur les réseaux sociaux et se trouve présentement à Matane, le temps de régler les derniers préparatifs avant son départ pour l’aventure.

©Photo gracieuseté Danny Tayenaka

La Matanaise s'est lancée dans ce projet d'envergure après avoir économisé de l'argent durant un contrat aux Îles Caïmans.

Sensibiliser les gens à la beauté sous-marine

Contrairement à d’autres projets de ce type, Sarah n’a pas souhaité faire appel à des commanditaires particuliers afin d’être plus autonome en profitant de l’argent qu’elle est parvenue à économiser. Quant à son objectif, il n’est pas d’ajouter une pierre à l’édifice des vidéos culpabilisantes circulant sur le Web autour de la problématique des océans, mais d’en montrer plutôt la beauté, à travers une courte vidéo qu’elle compte réaliser pour chacun des continents, ainsi que des capsules pédagogiques, par exemple sur les effets de la consommation des pailles en plastique et du plastique en général. Elle envisage de se servir des réseaux sociaux pour partager en direct le déroulement de son périple, notamment sur son compte Instagram, « scuba.sarah ».

 

« Mon but n’est pas d’ajouter aux gens un sentiment de culpabilité mais de tenter de montrer à la jeunesse, à travers cette expérience, qu’il est possible de voyager consciencieusement dans le respect de la nature, dont j’aimerais montrer la beauté », a-t-elle précisé en mentionnant qu’elle ne voulait pas risquer de perdre de l’audience par un excès de militantisme et qu’elle opterait plutôt pour une tonalité éducative ludique et sans prétention. « Les jeunes sont les futurs adultes. C’est plus à eux que je compte m’adresser, comme je l’ai déjà fait en tant qu’instructrice de plongée, à l’occasion du ramassage de déchets sur les plages. Je veux montrer qu’on peut avoir du fun en voyageant tout en respectant l’environnement et illustrer la beauté des paysages et des animaux marins », a résumé la jeune femme en ajoutant qu’elle aimerait peut-être, plus tard, partager son expérience dans des écoles.  

©Photo gracieuseté

Le logo réalisé par la Matanaise Charlotte No pour illustrer son projet.

Une passion dévorante pour la plongée

À l’entendre parler de plongée sous-marine, les plus grands claustrophobes en oublieraient presque leurs peurs pour tenter l’expérience. Très influencée par son environnement, dont les tensions peuvent l’amener à souffrir d’anxiété, la jeune femme s’est confiée sur les bienfaits de cette activité qui s’est complètement emparée d’elle. « Quand j’arrive dans l’eau, c’est le vide total. J’oublie tout. C’est extraordinaire ! J’ai l’impression d’avoir le contrôle et de me retrouver dans une bulle très apaisante. Les océans sont tellement beaux. Il est important d’agir pour leur protection et malgré les images horribles diffusées dans les médias, je crois qu’il y a toujours un espoir », a raconté la jeune Matanaise, bénéficiant déjà de plus de 1 000 plongées en eaux chaudes, félicitée pour son projet par ses deux frères et ses parents.

 

Autonome financièrement pour la première partie de son voyage, Sarah n’a pas voulu quêter de l’argent, affirmant qu’arrêter d’utiliser des bouteilles en plastique était la marque d’un soutien suffisant. Pour la plongée qu’elle envisage dans l’Antarctique en revanche, elle devra profiter du succès de son périple pour aller chercher des commanditaires lui permettant d’acquérir le matériel indispensable à ces eaux froides. En attendant, elle s’apprête à montrer de quoi une femme déterminée voyageant seule est capable et donnera des nouvelles sur les réseaux sociaux.

©Photo gracieuseté Richard Apple

Sarah Gauthier a effectué plus de mille plongées en eaux chaudes.

Commentaires

21 janvier 2019

Line Lanthier

Bravo Sarah! Belle initiative! Je te souhaite, bon voyage et soit prudente. Line

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