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25 juillet 2018

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

Rémi Massé réitère sa confiance au sujet d’un accord imminent sur la cession du port de Matane

©Photo L’Avantage gaspésien – Stéphane Quintin

Alors que, selon le député d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, les négociations entourant la cession des ports de l’Est-du-Québec par le gouvernement fédéral avaient « frappé un mur » au courant du mois de juin, le retrait des dernières pierres d’achoppement devrait permettre un règlement du dossier « dans les jours ou les semaines qui viennent ».     

Au début du mois de juillet, alors que le sens de l’adjectif « imminent » commençait à s’émousser tant il avait été utilisé régulièrenemt  au cours des derniers mois par les différents acteurs du dossier de la cession des ports au Québec par le gouvernement fédéral, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, s’était associé à son collègue Harold LeBel, de Rimouski, pour partager son impatience face à l’attente prolongée d’une annonce dont le maire de Matane désirerait lui aussi mettre un terme au suspense, comme il l’avait indiqué à plusieurs reprises au cours des derniers conseils municipaux.

Une annonce qui se fait désirer

« On s’explique mal les raisons pour lesquelles les négociations entre Ottawa et Québec n’ont toujours pas abouti et que l’échéancier de juin n’a pas été respecté. Je rappelle une fois de plus aux porteurs du dossier que ces infrastructures sont d’une importance stratégique pour notre région », avait déclaré M. Bérubé dans les colonnes de L’Avantage le 9 juillet dernier. Rappelons qu’en février, une motion présentée par le député péquiste Harold LeBel à l’Assemblée nationale avait été adoptée à l’unanimité par la centaine de députés présents afin d’exiger d’Ottawa que des travaux de mise à niveau préalables à tout transfert soient effectués dans cinq ports de l’Est-du-Québec aux frais du gouvernement fédéral : Matane, Rimouski, Gaspé, Baie-Comeau et Cacouna.  

Une priorité pour Matane

À l’occasion de la venue à Matane, le mois dernier, du président de l’Union des municipalités du Québec, Alexandre Cusson, le maire de Matane, Jérôme Landry, avait rappelé l’inquiétude des industriels matanais touchés par l’état de désuétude des infrastructures portuaires de la ville. Des entreprises comme Marmen ou Rayonier pourraient en effet bénéficier, selon lui, d’une capacité d’accostage et de stockage accrues au port de Matane ainsi que d’une augmentation de sa capacité portante. Une plus grande fluidité de transport entre le port et le parc industriel est aussi montrée comme un objectif à atteindre pour contribuer au développement économique de la région. « Tout le monde s’entend pour faire du port de Matane une priorité dans ce dossier », avait reconnu pour sa part Rémi Massé mardi dernier.

Si vous m’aviez questionné il y a un mois, je n’aurais pas été très optimiste mais des progrès considérables ont été réalisés depuis. -Rémi Massé, député d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia

Une annonce dans les prochaines semaines

Le député d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia a expliqué mardi dernier, à Matane, que les négociations avaient « frappé un mur à un moment donné », soulignant que les différents acteurs du dossier s’étaient notamment accrochés sur les chiffres. « Si vous m’aviez questionné il y a un mois, je n’aurais pas été très optimiste mais des progrès considérables ont été réalisés depuis. On s’est entendu sur la méthode d’évaluation de ces infrastructures et aussi sur les montants qui devraient être versés durant les 25 prochaines années pour l’entretien de ces ports-là », a révélé M. Massé à l’issue d’une conférence qui s’est tenue à la Maison des Familles de la Matanie au sujet de l’indexation des allocations familiales sur le coût de la vie.

Avec Marc Garneau et Jean d’Amour, ministre canadien des transports et ministre québécois délégué aux Affaires maritimes, le député fédéral a affirmé qu’une rencontre avait eu lieu il y a environ trois semaines, au cours de laquelle « le gouvernement fédéral a fait preuve de beaucoup de flexibilité et des déblocages significatifs ont pu être constatés », a précisé le député. Bien que confiant dans la résolution imminente du dossier, M. Massé a déclaré qu’en cas d’échec des négociations, le gouvernement fédéral, propriétaire de ces ports jusqu’à la signature de l’entente, assumerait néanmoins ses responsabilités et pourrait effectuer les travaux de réfection et d’entretien nécessaires.

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