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13 décembre 2018

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

Après cinq ans de lutte, l’ancien village de Saint-Luc devrait avoir son dépanneur l’année prochaine

Services de proximité en secteur rural

Église Saint-Luc-de-Matane

©Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

L’ancien village de Saint-Luc devrait accueillir, dans moins d’un an, une station d’essence et une épicerie de quartier grâce au projet de Coopérative de solidarité développé depuis près de cinq ans, qui a reçu un feu vert financier début décembre.

Début décembre, en guise de cadeau de Noël, le conseil d’administration de la Coopérative de solidarité de Saint-Luc a annoncé à ses membres que la Caisse d’économie solidaire et Investissement Québec avaient donné leur aval pour le financement d’un projet vieux d’environ 5 ans, qui permettra à l’ancien village, aujourd’hui fusionné à Matane, de bénéficier d’une épicerie de quartier ainsi que d’une station d’essence.

Caisse populaire, dépanneur, garage, bar, bâtiment des loisirs : au fil des ans, les fermetures dans l’ancien village autonome de Saint-Luc, réuni à Matane en 2001, avaient de quoi diffuser un sentiment de dépérissement, contre lequel se sont engagés, il y a bientôt cinq ans, plusieurs citoyens décidés à inverser la tendance. En février 2014, pour revitaliser le secteur, ce groupe de Luçoises et Luçois interpelés par le risque de devenir un village fantôme a décidé de sonder la population pour évaluer ses attentes et s’est lancé dans l’élaboration d’un projet de Coopérative de solidarité, grâce auquel le millier d’habitants de l’ancien village, à environ 10 km du centre-ville de Matane, devrait pouvoir profiter d’une épicerie de quartier, d’une station d’essence et de services postaux.

« Le projet, qui n’a pas fait l’affaire de tout le monde, a connu beaucoup d’embûches. Notre objectif prioritaire, sans faire concurrence à qui que ce soit, était avant tout la revitalisation du village. En raison du déplacement des personnes âgées dans les résidences de Matane, plusieurs jeunes familles ont fait l’acquisition de maisons chez nous mais déplorent un manque de services de proximité », a expliqué le président de la Coopérative, Etienne Gagnon, désireux d’augmenter l’attractivité du secteur, qui compte encore un établissement scolaire, l’école Noël-Fortin, accueillant une soixantaine d’enfants de la maternelle à la 6e année. Par ailleurs, lors de la Fête des voisins, en juin dernier, les près de 400 participants ont prouvé les potentialités de Saint-Luc dans le développement d’activités de loisir.

« Nous avions besoin de cette Coopérative de solidarité pour éviter de devenir un désert alimentaire et réagir à la dévitalisation d’un secteur prisé par les jeunes familles. » - Etienne Gagnon, président de la Coopérative de solidarité de Saint-Luc

Un feu vert début décembre

 

Le 3 décembre, le conseil d’administration de la Coopérative de Saint-Luc, qui a pu compter sur l’engagement de la Coopérative de développement régional du Québec et de la Fédération des coopératives d’alimentation du Québec, a obtenu l’accord de la Caisse d’économie solidaire et d’Investissement Québec pour le financement du projet, évalué à 700 000 $. Ce dernier a aussi bénéficié, entres autres partenaires, d’un soutien de la population à hauteur de 120 000 $, des investissements d’une compagnie pétrolière, d’un encouragement de la MRC, de la Caisse Desjardins de la Matanie ou encore du député Pascal Bérubé. Initialement prévu au centre de l’ancien village, à côté de la patinoire et de la nouvelle église, construite après l’incendie de l’ancien bâtiment en 1999, la Coopérative de solidarité de Saint-Luc devrait s’ériger à proximité de la cantine, sur l’avenue du Nord, en direction du centre-ville de Matane.

Cantine Saint-Luc-de-Matane

©Stéphane Quintin - L'Avantage Gaspésien

Les travaux de construction de la Coopérative de solidarité de Saint-Luc devraient débuter d'ici à l'été prochain, dans le secteur de la cantine, sur l'avenue du Nord.

Les plans et devis du projet devraient être élaborés au mois de janvier. M Gagnon espère un début des travaux d’ici à l’été 2019 et une ouverture éventuelle l’automne prochain. « Même si nous sommes rattachés à Matane, la configuration géographique de Saint-Luc permet d’y conserver un esprit de village et nous avions besoin de cette Coopérative de solidarité pour éviter de devenir un désert alimentaire et réagir à la dévitalisation d’un secteur prisé par les jeunes familles », a-t-il souligné, en remerciant la population pour son soutien au projet, malgré les lenteurs administratives auxquelles il a été confronté. Rappelons qu’en 2001, pendant deux mandats, après la fusion de Matane avec les municipalités de Saint-Jérôme, Petit-Matane et Saint-Luc, la mairesse de ce dernier village, Linda Cormier, a pris les commandes de la nouvelle Ville de Matane fusionnée, ce qui n’a pas empêché un certain sentiment d’indépendance de subsister sur place.

Plus de détails sur le projet en se rendant sur la page Facebook de la Coopérative de solidarité de Saint-Luc ou en appelant au 418 562-4228.

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