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19 octobre 2018

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

Des vétérans à la défense d’un blindé au parc de la paix de Rivière-à-Claude

Jacques Bouchard

©Photo Dominique Fortier

Jacques Bouchard et le maire de Madeleine, Joël Côté, lors de la commémoration du soldat Paul Ouellette.

Le vétéran et instigateur du projet de parc de la paix à Rivière-à-Claude, Jacques Bouchard, dénonce la méconnaissance dont fait preuve Philippe Garon à l’égard de la culture militaire alors que ce dernier s’oppose à l’installation d’un véhicule blindé sur ledit parc.

Jacques Bouchard est d’avis que le simple fait de faire référence au véhicule blindé comme étant un « symbole guerrier » est un grand manque de connaissance et de respect envers les militaires qui ont servi durant les différentes guerres. Il explique qu’il s’agit simplement d’un véhicule de transport de troupes muni d’un canon miniature qui sert aussi d’abri portatif. Il ajoute que sa vocation est bien davantage défensive qu’offensive. « Que monsieur Garon soit d’accord ou non avec cet élément, je crois qu’il constitue une infime minorité et qu’il n’est certainement pas représentatif de la population du Québec mais plus particulièrement celle de la Gaspésie. Même l’un des signataires de sa lettre initiale a rapidement corrigé le tir depuis », explique le vétéran.

Jacques Bouchard poursuit en soulignant les nombreux sacrifices que font les militaires, disposés à mourir pour défendre les valeurs auxquelles ils adhèrent et croient. Il explique aussi que la réalité des militaires est unique et souvent méconnue du grand public. « Pendant ce temps, ceux et celles qui ont servi sous les drapeaux doivent continuer à se battre contre des attitudes aussi irrespectueuses de certains citoyens dont la liberté de parole dépend justement de ces militaires qui ont tant souffert pour assurer la conservation de nos droits. Ce que je sais est que les vétérans et leurs familles tiennent à ce monument

Consultation et paysages

Dans sa missive contre l’installation d’un véhicule de type LAV III à Rivière-à-Claude, Philippe Garon faisait état du paysage gaspésien qui risquait d’être entaché par la présence du blindé. À cela, Jacques Bouchard rétorque en mentionnant qu’il s’agira assurément d’un attrait touristique important pour la petite municipalité. « Nombre d’entre eux seront fortement incités à arrêter à la vue de ce monument militaire, afin de se recueillir et de penser pendant quelques instants à nos valeureux Canadiens qui nous ont offert le sacrifice ultime. »

Quant à la consultation publique, le vétéran mentionne l’exemple du théâtre de Petite-Vallée. « On a immédiatement pris la décision de reconstruire au même endroit malgré les risques d’érosion. À ce que je sache, il n’y a pas de texte de loi qui oblige les élus à consulter la population en ce sens. De plus, s’il devait y avoir un dialogue avec la population, je ne crois pas que le préfet soit redevable à quelqu’un qui n’habite plus la Haute-Gaspésie. »

Parc de la paix

©Photo Gracieuseté

Jacques Bouchard en compagnie d'élus et de vétérans sur le site du futur parc de la paix.

Un autre ancien combattant ajoute sa voix à celle de Jacques Bouchard. Celui-ci croit que d’avoir un véhiculé blindé accessible à tous aidera les gens à réaliser tous les sacrifices humains qui ont été faits au nom du service et de la protection de la nation. « Plusieurs confrères avec qui j’ai servi ont conservé leurs démons après la guerre et ont ultimement pris leur propre vie. Oui, nous sommes conscients des risques et nous les acceptons. Nous vivons ensuite avec des souvenirs qui nous hantent et qui affectent aussi nos conjoints. »

 L’ancien combattant conclut en souhaitant que cette saga prenne fin rapidement. « Je crois qu’on devrait plutôt être fier d’avoir un tel véhicule militaire pour nous rappeler les combats qui ont été menés. Si la majorité des gens pensaient comme M. Garon en gardant la tête dans le sable, on parlerait tous allemand aujourd’hui. »

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