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30 juillet 2018

Stéphane Quintin - squintin@lexismedia.ca

Une cinquantaine de jeunes initiés à la danse lors d’un camp estival font un triomphe à Matane

©Photo L’Avantage gaspésien – Stéphane Quintin

Le vendredi 20 juillet, le gymnase de l’école Marie-Guyart de Matane a accueilli près de 250 personnes venues assister à un spectacle de danse monté en à peine deux semaines par une cinquantaine de jeunes entre 5 et 13 ans, initiés à la danse durant le camp estival « Et que ça danse ! », créé par la Matanaise Gabrielle Goudreault.

Les chiffres des inscriptions suffisent à illustrer l’engouement qui s’est développé au fil des ans autour du camp de danse estival « Et que ça danse ! », une aventure débutée en 2014 avec 7 participants et qui a compté cette année 52 inscrits à Matane, dont plusieurs garçons. Tous ces jeunes, âgés entre 5 et 13 ans, ont eu l’occasion, le 20 juillet, de démontrer, sous les yeux fiers et ébahis de leurs proches, le résultat de leur apprentissage de deux semaines à l’occasion d’un spectacle ayant réuni près de 250 personnes au gymnase de l’école Marie-Guyart, débordant de monde et d’applaudissements.

©Photo L’Avantage gaspésien – Stéphane Quintin

Réduire les inégalités culturelles liées à la danse

Ayant débuté la danse à l’âge de 6 ans à l’école de Ballet-Jazz de Matane, Gabrielle Goudreault, fondatrice du camp estival en 2014, complète actuellement une maîtrise à l’université du Québec à Montréal (UQAM), dans laquelle elle dénonce le manque de communication entre la culture élitiste et la culture populaire dans le monde de la danse. « Partir de Matane à 17 ans pour aller étudier la danse à Drummondville, puis ensuite à Montréal, n’a pas été une mince affaire sur le plan personnel. La vision de la danse que l’on connaît en région est très différente de celle proposée par l’UQAM et le milieu professionnel de la danse contemporaine à Montréal », a expliqué Mme Goudreault, reconnaissant avoir été elle-même « témoin et victime » des inégalités culturelles présentes dans le domaine des arts.

©Photo L’Avantage gaspésien – Stéphane Quintin

Le « plus beau métier du monde »

Avec la création de ce camp estival ouvert aux enfants, Gabrielle est parvenue à concilier ces deux visions de la danse qui cohabitaient en elle, en créant un pont entre la danse éducative et récréative afin de diminuer les malaises identitaires provoqués par la hiérarchie culturelle dans le milieu. « Et que ça danse ! » a pour objectif de réunir en effet deux écoles de pensée, la danse en milieu scolaire et la danse comme loisir. Désormais enseignante dans des écoles primaires et secondaires, Gabrielle ne manque pas de descendre à Matane durant l’été, pas simplement pour fuir les températures de Montréal, mais surtout pour transmettre sa passion de la danse aux enfants, une activité qu’elle qualifie, avec une ferveur contagieuse, de « plus beau métier du monde », épanouie par le gain de confiance des jeunes et l’évolution de leurs capacités au fil des jours.

©Photo gracieuseté Jouly Expérience

Des activités variées proposées aux enfants

Durant les deux semaines du camp estival, qui a culminé le 20 juillet par un spectacle sur la thématique des nouvelles technologies, avec des chorégraphies très poignantes sur le narcissisme lié aux selfies, la cyberintimidation ou encore la séparation des familles de migrants par Donald Trump et la couverture médiatique du dossier, les 52 participants, âgés entre 5 et 13 ans, ont bénéficié d’une foule d’activités variées. Entre l’initiation à la danse sportive, au hip-hop, au classique et au cheerleading, notamment grâce à la venue d’une ancienne membre des Alouettes de Montréal, Marianne Pageau, les enfants ont eu l’occasion de se familiariser avec différents styles et ont pu découvrir les critères techniques et esthétiques de cet art que les Grecs, durant l’Antiquité, avaient attribué à l’une des neuf muses, Terpsichore.

©Photo gracieuseté Jouly Expérience

Le beau temps du mois de juillet a permis aussi la tenue d’activités extérieures sur la promenade des Capitaines et au bord du fleuve. Les enfants se sont rendus par ailleurs au Foyer d’accueil de Matane pour présenter quelques-unes de leurs chorégraphies aux résidents et partager avec eux un riche moment d’échange intergénérationnel. À la vue du travail accompli en seulement deux semaines, plusieurs parents ont témoigné leur reconnaissance d’avoir été témoins du développement créatif de leur enfant. Cellulaires et appareils photos ont été dégainés pour immortaliser l’instant. À noter que les inscriptions pour l’édition 2019 du camp de danse auront lieu à partir du mois de janvier. Plus de détails en suivant la page Facebook du camp de danse

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