Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Économique

Retour

30 janvier 2018

Dominique Fortier - dfortier@lexismedia.ca

FIDEL Matanie planche sur le recrutement de main-d'œuvre et d'entreprises

©Photo TC Media - Dominique Fortier

Le regroupement de gens d'affaires, FIDEL Matanie, s'est donné comme mandat pour l'année 2018 d'attirer de nouvelles entreprises innovantes et adresser la problématique généralisée de main-d'œuvre.

Lors du dernier forum de FIDEL Matanie, il a été entendu qu'un des objectifs du regroupement pour cette année serait de trouver des façons de bien vendre la ville afin d'attirer des entreprises et des travailleurs. « Matane est en compétition avec les autres régions du Québec. Il est utopique de penser que les gens viendront s'installer ici sans incitatif. C'est pourquoi nous avons ciblé deux créneaux où Matane pourrait se distinguer; soit le numérique et la biomasse forestière », explique le directeur du développement et de l'innovation, Jean Langelier.

Il est déjà difficile de recruter de la main-d'œuvre spécialisée mais le casse-tête est encore plus grand lorsque vient le temps de combler des emplois où peu de spécialisation est requise. C'est pourquoi FIDEL misera sur les attraits de la ville, notamment en ce qui a trait au coût de la vie. « Être propriétaire d'une maison à Matane est beaucoup plus avantageux qu'à Longueuil. Il faut miser sur ce qui nous rend distinctif », poursuit le directeur du développement et de l'innovation.

D'ailleurs, depuis l'arrivée d'Émery Béland dans le giron de FIDEL Matanie en juin dernier, au moins quatre missions de démarchage ont été déployées afin d'établir des liens avec des entreprises qui seraient intéressées à venir s'installer sur le territoire.

Dans le cas du numérique, l'apport d'Émery Béland, qui est à l'origine de la création du Centre de développement et de recherche en imagerie numérique (CDRIN) à Matane, s'avère être très précieux. « Au Cégep, nous avons survécu grâce aux étudiants étrangers. Si de l'emploi dans leur domaine était disponible ici-même à Matane à leur sortie de l'école, nous aurions déjà plus de chance de les garder dans la région. »

Pour FIDEL, la main-d'œuvre et la proximité des ressources sont des éléments que toute entreprise recherche. Ainsi, avec une école spécialisée comme le CDRIN, une alliance naturelle gagnante-gagnante s'installe entre le centre d'enseignement et les entreprises spécialisées dans le domaine numérique.

La même réalité se dessine aussi pour une éventuelle usine de transformation de la biomasse forestière qui pourrait bénéficier des infrastructures en place comme le port en eau profonde, le traversier-rail et le chemin de fer.

Les bourses FIDEL

Par ailleurs, un comité de sélection a été mis sur pied afin de choisir cinq projets qui se partageront une bourse de 100 000 $ dans deux catégories, soit la pépinière et l'accélérateur, qui sont respectivement pour les entreprises en démarrage et les projets d'expansion. « Nous avons eu 19 projets déposés dont 14 sont pour la création de nouvelles entreprises. Nous sommes heureux puisqu'il s'agit de concepts complémentaires ou entièrement différents de ce qui existe déjà comme offre de produits ou de services. »

Lorsque FIDEL avait lancé cette initiative en 2017, un objectif très ambitieux avait été fixé, soit de créer 250 emplois en Matanie en l'espace de cinq ans.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média