Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Politique

Retour

28 avril 2017

L’inspirant message d’un Cap-Chatien atteint de la sclérose en plaques

©Photo TC Média - Louis Laflamme

Martin Lamarre, un Cap-Chatien pure laine, lance un cri du cœur à qui veut bien l’entendre. C’est de sa nouvelle maison, le CHSLD de Cap-Chat, que l’homme de 41 ans dénonce le peu de place que prend sa maladie, la sclérose en plaques, autant dans l’imaginaire populaire que dans les médias.

Farouchement atteint par une forme rare de la sclérose en plaques depuis neuf ans, Martin Lamarre déjoue tous les pronostics. Les médecins ne lui prédisaient que deux ans à vivre lors du diagnostic. Or, c’est avec courage, passion et ténacité qu’il continue à jouir de la vie, et ce, de façon contagieuse.

Ce qu’il déplore, ce sont les mythes entourant la sclérose en plaques, une maladie dégénérative plus que complexe. De ses proches qui en sont aussi atteints, certains vivent dans la honte et sont même victimes d’intimidation. Pour les aider, il croit nécessaire d’étaler davantage les effets de cette maladie sur la place publique, au même titre que le cancer, par exemple.

« S’ils ne le vivent pas, les gens ne savent pas c’est quoi. Il faut en parler. Donner c’est aussi important. Ne serait-ce qu’un dollar par personne, ça aiderait beaucoup », clame Martin Lamarre en spécifiant que beaucoup de chemin reste à faire au niveau de la recherche.

Leçon d’humanité

Martin Lamarre est un homme jovial. Il a consacré sa vie à aider les autres. Quand il en avait la possibilité, il donnait son temps à l’organisme Partagence de Sainte-Anne-des-Monts. Bien qu’il ait perdu l’usage de ses jambes et de ses bras, Martin Lamarre n’a pas perdu la flamme. Malgré la maladie, il offre toujours un coup de pouce aux employés de son établissement d’adoption et assure une surveillance et un divertissement constant auprès de ses cochambreurs. En ce sens, il n’avait que de bons mots pour le CHSLD et ses employés. Il considère son entourage actuel comme une vraie famille.

Une famille dont il a eu besoin. Martin affirme avoir atteint le fond du baril à l’annonce de son diagnostic. Après avoir perdu sa maison, plusieurs amis et sa femme, il a tenté de se suicider. En abordant ce sujet, il affirme même que le taux de patients atteints de sclérose en plaques qui s’enlèvent la vie surpasse celui de toutes les autres maladies. N’a-t-on besoin de dire que Martin s’est brillamment relevé de cette chute et mord pleinement dans la vie.

Il explique, qu’autrefois, il était en pleine forme. Il voyageait fréquemment avec son vélo, entre autres. La maladie est apparue chez lui de façon graduelle; comme quoi personne n’est immunisé. On connait tous l’expression « de héros à 0 », et bien dans ce cas-ci, Martin est toujours un héros.

« Je ne me considère pas malade. Mes jambes ne marchent plus, mes mains ne marchent plus. Mais j’ai toute ma tête et je parle. Tant que j’aurai du souffle, je vais aider » renchérit-il. Ce qui ressort de l’entretien avec Martin, c’est une pure leçon d’humanité.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média