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17 avril 2024

Dominique Fortier - dfortier@medialo.ca

Des Cégépiens de Matane impliqués auprès des jeunes du primaire

ÉDUCATION

Mylène Fortin

©Photo Dominique Fortier - L'Avantage Gaspésien

Mylène Fortin est l'instigatrice du projet d'École des Grands à Matane.

Des étudiants du Cégep de Matane endosseront le rôle de mentor auprès d’élèves en difficultés d'une école primaire dont l'identité reste à confirmer.

Ce projet, c’est l’École des Grands d’Alisha Wissanji qui en a même fait sa thèse de doctorat. Le concept a d’ailleurs fait ses preuves et se retrouve maintenant dans une douzaine d’établissements collégiaux du Québec. Les participants au programme parascolaire de mentorat sont ainsi suivis par des Cégépiens tous les samedis avant-midis pendant dix semaines dans les locaux et laboratoires des établissements collégiaux. L’aide offerte est en mathématiques, en français et en sciences pour les étudiants ayant une moyenne entre 50 et 70 %. L’impact du programme est aussi mesuré à l’aide de statistiques comparatives entre élèves qui sont mentorés par des grands et ceux qui ne le sont pas.

Pour l’initiatrice du projet, Alisha Wissanji, il ne s’agit pas d’une révolution dans le monde de l’éducation, mais bien l’application de notions qui font du sens. « On ne réinvente pas la roue. On utilise les ressources existantes de manière novatrice. L’École des Grands utilise comme levier les infrastructures, l’expertise et l’engagement social du milieu de l’éducation. Ça nous permet d’optimiser les ressources, d’assurer une pérennité et d’offrir un programme à très faibles coûts d’opération qui est facilement exportable; particulièrement en milieux défavorisés. »

Propulsé par Mylène Fortin

À Matane, c’est l’enseignante en littérature, Mylène Fortin, qui chapeaute le projet. « Je voulais qu’on puisse aider nos enfants défavorisés. On sait qu’ils ont le potentiel de réussir sauf que les parents ne sont pas toujours là et n’ont pas toujours les compétences alors que les écoles n’ont pas toujours toutes les ressources. »

C’est aussi elle qui chapeautera ces rencontres, notamment en accueillant les jeunes le samedi matin et en participant à la formation des mentors. « J’ai déjà des enseignants du Cégep qui ont levé la main pour s’impliquer comme David Bernier et Geneviève Dumas. Plusieurs cégépiens qui ont aussi manifesté l’envie d’aider les plus jeunes. »

Le but est aussi d’aider à développer l’autonomie, autant des jeunes du primaire que celle des cégépiens. « On veut que les mentors apprennent à gérer un groupe et sachent comment les ramener à la tâche. On pense à un mentor pour deux ou trois élèves. Le modèle sera de consolider ce qui a été vu en classe, mais aussi de prendre de l’avance lorsque c’est possible afin que les jeunes aient déjà des bases lorsque la nouvelle matière leur sera présentée. »

Finalement, pour Mylène Fortin, l’idée est de créer un « village » autour des élèves où tout le monde participe à l’épanouissement et à la réussite des jeunes alors que tous les participants, autant enseignants, collégiens que mentorés y trouvent leur compte. « On veut que les gens voient ça comme un beau projet. Ça ne peut pas être négatif puisque ça s’appuie sur des valeurs qui sont profondément ancrées dans nos cœurs. »

La première mouture matanaise de l’École des Grands sera lancée dès l’automne prochain. À la fin de l’aventure, les élèves seront diplômés et, on espère, auront retiré de la satisfaction et acquis des outils qui leur serviront dans leur parcours scolaire.

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