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La famille du couple Servant-Vallée espère toujours que justice soit rendue


Publié le 10 juillet 2017

Une trentaine de personnes ont pris part à la marche de solidarité pour le couple Vallée-Servant décédé il y a plus de 20 ans.

©Photo Gracieuseté

22 ans après le meurtre de ses parents, Victorien Vallée et Claudette Servant,  Johanne Vallée est convaincue plus que jamais que justice doit, et sera, rendue.

Le 29 mai 1995, Victorien Vallée et Claudette Servant étaient portés disparus. Ce n'est qu'un mois plus tard que les corps étaient retrouvés dans un ruisseau à Cap-au-Renard. 22 ans plus tard, le meurtrier court toujours et les enquêteurs de la Sûreté du Québec n'ont toujours pas résolu le crime.

Pour Johanne Vallée qui avait 33 ans à l'époque du drame, il est temps que cette histoire se termine. « C'est moralement et physiquement épuisant. Même si j'ai essayé de passer à autre chose, le souvenir persiste. Ça reste dans ma tête et ça le restera tant que le dossier ne sera pas réglé. »

Les meurtres de Victorien Vallée et Claudette Servant demeurent un mystère pour les forces policières 22 ans après les tristes événements.
Photo Gracieuseté

La femme aujourd'hui âgée de 55 ans en a beaucoup sur le coeur. « Il y a eu beaucoup de mensonges qui ont été véhiculés et on sait que des gens savent des choses mais ne parlent pas. » D'ailleurs, Johanne Vallée a écrit un livre qu'elle a intitulé « Ma vie, mon enfer » qu'elle fera paraitre en septembre. Elle y raconte tous les traumatismes vécus à la suite de la mort de ses parents ainsi que sa version des faits entourant le drame. « Ça risque de faire du bruit. Mais après 22 ans, on est en droit de savoir ce qui s'est passé et obtenir justice pour nos parents. »

À plusieurs reprises depuis l'assassinat du couple Servant-Vallée, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont affirmé être près du but sans toutefois procéder à une arrestation en règle. Pour Johanne Vallée, les prochains mois seront déterminants. « De nouvelles informations pourraient être mises en lumière. On espère qu'à ce moment, le ministère de la Justice saura nous entendre », conclut-elle.