Le périple d'un photographe français en Gaspésie

Publié le 14 août 2015

Le projet de photographies « Racines » de Clément Lesaffre se concrétise de plus en plus. Le jeune homme a d'ailleurs décidé d'inclure des visages de la Gaspésie dans cette expérience non seulement professionnelle mais aussi à dimension humaine.

En cavale au Canada pour un mois, le photographe Clément Lesaffre a comme objectif d'ajouter des visages à son projet « Racines » qui a vu le jour dans le centre de la France. « Mon projet consiste à projeter les visages des gens sur des arbres. Il ne s'agit pas d'un trucage photo mais bien d'une technique particulière que j'ai développée. »

Depuis son arrivée en sol canadien, le jeune photographe a fait des rencontres très enrichissantes sur le plan humain qui se sont, pour la plupart, immortalisées en clichés qui feront éventuellement l'objet d'une exposition. « J'ai parcouru plus de 10 000 km depuis mon arrivée au Canada. J'ai d'abord été dans les Maritimes avant d'entreprendre une tournée de la Gaspésie. J'ai été également sur deux réserves amérindiennes. Le contact avec les gens s'est fait instantanément ici. C'est magique », ajoute-t-il.

Projet ambitieux

Clément Lesaffre qui vit des arts visuels sur sa terre natale raconte qu'il a un appareil-photo dans les mains depuis qu'il est adolescent. Il réalise également des vidéoclips musicaux, expose ses peintures en galerie et produits des vidéos corporatifs.

Avec « Racines », Clément souhaite réaliser une ou plusieurs expositions mais également produire un documentaire sur son périple et sur les rencontres  qui en ont résulté. « C'est d'abord une expérience humaine extraordinaire. C'est surtout l'instinct qui me guide pour choisir qui j'approche pour les prendre en photos. Les lieux sont également très importants. » De son propre aveu, les rencontres faites en Gaspésie ont été très faciles. « La plupart du temps, le premier contact avec une personne se transforme en sourire. C'est souvent dès le début que la magie opère. »

Un de ses sujets gaspésiens est d'ailleurs le conteur Patrick Dubois, sur qui il est tombé par hasard.

Clément Lessafre reprendra le chemin de la France à la fin août avec une toute nouvelle collections de visages immortalisés sur des arbres dans son baluchon mais surtout, il repart, enrichi de rencontres qui ont grandement inspiré le jeune artiste à poursuivre son travail où le monde entier s'offre à lui comme terrain de jeu.