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Les haltes nourricières voient le jour en Haute-Gaspésie


Publié le 18 juin 2017

Au total, une cinquantaine de personnes se sont relayées tout au long de la journée pour participer à l'implantation de la halte nourricière.

©Photo TC Media - Dominique Fortier

D'abord Rivière-à-Claude, puis Sainte-Anne-des-Monts pour terminer à Cap-Seize, voilà que les trois haltes nourricières initiées par les Anges-Jardins voient finalement le jour en Haute-Gaspésie.

Voilà donc une autre case de cochée sur la liste des quatre volets d'action principaux des Anges-Jardins. Lancés il y a à peine quelques mois, las Anges-Jardins ont déjà pratiquement réalisé tous les leurs objectifs qui étaient de démocratiser l'alimentation dans les centres de la petite enfance de la MRC, bâtir des haltes nourricières, tenir des événements d'éducation populaire autour de l'alimentation saine et répertorier les arbres fruitiers et les terres non-récoltées.

Il y a un engouement certain pour ce que propose les Anges-Jardins puisqu'à Rivière-à-Claude, 26 personnes dont 12 résidents de l'endroit ont mis la main à la terre pour la réalisation de la halte nourricière située tout près du Centre des loisirs. À Sainte-Anne-des-Monts, on parle d'une cinquantaine de gens qui s'étaient déplacés samedi dernier sur le terrain adjacent à la Maison de la Culture. Le maire, Simon Deschênes, était aussi présent, armé de ses gants et de ses bottes de caoutchouc. « La Ville s'est engagée pour 15 ans dans ce projet. Nous y croyons beaucoup et nous sommes très heureux de voir la réponse des gens qui sont venus participer à la mise en œuvre de la halte. »

Plus d'une vingtaine de personnes ont participé à l'implantation de la halte nourricière à Rivière-à-Claude.
Photo Gracieuseté

Le principe de la halte nourricière est simple. Tout le monde  a accès gratuitement aux produits. Les gens s'arrêtent, ramassent quelques légumes puis quittent. « On croit que les citoyens sont capable d'utiliser la halte de façon responsable, explique Valérie Allard de la Coop du Cap. En aucun temps, on ne veut que les gens se sentent comme des voleurs. Ça leur appartient. En échange, on demande simplement aux gens d'adopter un esprit de partage et d'en laisser aux autres. »

La halte nourricière de Sainte-Anne-des-Monts a été conçue comme un véritable petit écosystème par des jardiniers artisans comme Fabien Jaccard. Chaque plant et arbuste ont été plantés stratégiquement afin de permettre un maximum d'autosuffisance et un minimum d'entretien. « On s'organise pour que chaque plant joue son rôle, soit d'alimenter le sol en nutriments ou d'éloigner les rongeurs. C'est beaucoup de travail lors de la création de cette petite forêt nourricière mais au final, ça permet de se concentrer pratiquement uniquement sur la récolte. »

Lorsque celle-ci sera à maturité, la halte de Sainte-Anne-des-Monts aura produit notamment de la rhubarbe, des asperges, du fenouil, des petits arbres fruitiers, de la sauge et de la ciboulette. Des légumes un peu moins connus du grand public seront aussi disponibles comme le topinambour et l'oignon égyptien.

L'aménagement de la halte nourricière à Sainte-Anne-des-Monts permettra un maximum d'autosuffisance et une minimum d'entretien.

©Photo TC Media - Dominique Fortier