La FIQ demande des changements pour les infirmières auxiliaires


Publié le 31 janvier 2017

La FIQ demande que le CISSS de la Gaspésie offre la formation sur la contribution à la thérapie intraveineuse aux infirmières auxiliaires.

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SANTÉ. La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) dénonce des difficultés vécues par les infirmières auxiliaires de la région, notamment la précarité d’emploi et la difficulté d’accès à la formation.

Dans une lettre acheminée à la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie le 30 janvier, l’organisation demande que les correctifs nécessaires soient apportés rapidement. « Nous souhaitons que le CISSS de la Gaspésie offre, sans délai, la formation sur la contribution à la thérapie intraveineuse aux infirmières auxiliaires, une formation qui peut faire toute la différence dans l’offre de soins à la population. Nous souhaitons également que la Direction s’attaque de façon claire à la précarité d’emploi. Il est inacceptable que des infirmières auxiliaires vivent la précarité alors que leurs collègues infirmières sont obligées de faire des heures supplémentaires », mentionne Régine Laurent, présidente de la FIQ.

Au cours des dernières semaines, la Fédération a été interpellée par plusieurs infirmières auxiliaires de la région qui indiquent que, dans leur milieu de travail, elles ne peuvent occuper pleinement leur champ d’exercice et réaliser l’ensemble des activités professionnelles qui leur sont réservées. Plusieurs ont également affirmé être maintenues en précarité d’emploi et, à la demande de l’établissement, travailler et être rémunérées à titre de préposées aux bénéficiaires, alors que des heures supplémentaires sont imposées à leurs collègues infirmières.

« C’est très préoccupant que plusieurs infirmières auxiliaires du CISSS de la Gaspésie n’aient toujours pas été formées pour contribuer à la thérapie intraveineuse, alors que l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ) a rendu disponible, au printemps 2015, un budget spécial dont les établissements de santé peuvent bénéficier pour rendre cette formation accessible. C’est inconcevable que les infirmières auxiliaires de la Gaspésie ne puissent pas en bénéficier pendant sa période de validité », ajoute Mme Laurent.

L’organisation syndicale s’est en outre engagée à mener ce dossier et défendre la position des infirmières auxiliaires. Au Bas-Saint-Laurent–Gaspésie, la FIQ compte près de 2000 membres.