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Volte-face de Sébastien Proulx: l'aide alimentaire revient à GLC


Publié le 16 juin 2017

L'enveloppe budgétaire pour l'aide alimentaire fait en sorte que le secteur secondaire de GLC aura à nouveau droit à ses collations.

©Photo TC Media - Dominique Fortier

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, a finalement cédé sous la pression en revoyant l'enveloppe budgétaire allouée à l'aide alimentaire aux écoles.

Cette révision du programme inclut maintenant les écoles secondaires ayant un indice de seuil de faible revenu de 8. Ainsi, l'école Gabriel-Le Courtois, secteur secondaire, pourra à nouveau bénéficier du programme. Par contre, l'école Saint-Maxime de Mont-Louis qui affiche une cote 7 sera toujours privée de fruits ou de berlingots de lait pendant les pauses-santé.

Avec cet ajustement, le nombre d'étudiants québécois qui auront droit à cette mesure alimentaire grimpera de 62 400 à 93 000. En Haute-Gaspésie, les écoles Saint-Norbert, L'Escabelle, Bois-et-Marées et Gabriel-Le Courtois, secteur secondaire, sont les uniques bénéficiaires. Pour l'école des Prospecteurs à Murdochville qui avait également vu son financent être retiré, l'ajustement du ministre de l'Éducation n'a aucun impact puisque celle-ci est cotée 7.

Sébastien Proulx a expliqué que cette décision s'inscrivait dans une volonté d'améliorer la situation des élèves dans certains milieux défavorisés. « On va plus loin que nous l’avions fait avant. Ça fait partie des éléments de la réussite scolaire d’avoir le ventre plein lorsqu’on va à l’école ».

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, l'entend autrement. «

 Ce qui me préoccupe c’est que même avec une bonification du programme, seulement 15% des écoles de la Gaspésie, qui contient les 2 MRC les plus dévitalisées du Québec, sont qualifiées pour le soutien alimentaire. De plus, cette bonification ne s’applique pas aux écoles primaires du Québec, une clientèle très vulnérable. »

Il ajoute également qu'avec ce nouveau calcul, 100 % des écoles secondaires de Montréal auront droit à l'enveloppe bonifié alors que le revenu moyen d'un résident de la Haute-Gaspésie est 20 % moins élevé qu'un habitant de la métropole.