Route 132: plusieurs questions demeurent sans réponse


Publié le 15 février 2017

La rencontre entre les élus de la Haute-Gaspésie et les directions régioanles fût surtout l'occasion de faire le bilan des dernières tempêtes.

©Photo Gracieuseté

Bien que la majorité des élus de la Haute-Gaspésie soient satisfaits de la présence des intervenants des directions régionales pour discuter de la route 132, n'en demeure pas moins que plusieurs questions demeurent sans réponse.

C'est notamment le cas du maire de Sainte-Anne-des-Monts, Simon Deschênes, qui affirme que peu d'informations nouvelles ont découlé de cette rencontre. « Il faut remercier tous les gens qui se sont déplacés mais au final, ce résultat était à prévoir. Les directions régionales ont des cadres et des plans d'intervention à respecter. Il ne fallait pas s'attendre à plus. Mais il faut mettre notre population en confiance. »

C'est pourquoi le maire de Sainte-Anne-des-Monts a déjà communiqué avec le ministre régional de la Gaspésie, Sébastien Proulx afin d'obtenir une rencontre. « Les solutions et les réponses viendront des ministres. Nous avons besoin de gros investissements pour la route 132 en Gaspésie et ce sont eux qui ont les cordons de la bourse. »

Simon Deschênes estime que malgré toute la bonne volonté des municipalités, les plans d'urgence qui existent actuellement au sein de celles-ci n'empêcheront pas les risques liés à un autre bris majeur de route. « Surtout que nous savons que ce scénario va se reproduire. »

 Réponse du ministère des Transports

Du côté du ministère des Transports du Québec (MTQ), le porte-parole, Alexandre Bougie affirme que du travail est en cours depuis plusieurs années pour limiter l'impact de l'érosion des berges sur la route 132. « Nous sommes en lien avec les autres ministères. Il y a des inspections régulières qui se font aux sites d'enrochement et nous évaluons les sites endommagés. »

Au total, 11 sites névralgiques ont été identifiés partout autour de la péninsule. Le gouvernement du Québec serait d'ailleurs sur le point de signer un décret de trois ans afin que des travaux de réfection soient déclenchés sur la route 132 en Gaspésie.

Quant à des solutions concrètes pour aider les citoyens qui se retrouveraient enclavés comme ce fût le cas pendant la plus violente tempête de l'hiver, Alexandre Bougie affirme qu'il existe des mesures d'urgence pour l'évacuation au besoin. Celle-ci pourrait se faire par bateau ou hélicoptère.

 

Les problèmes liés à l'érosion des côtes affectant la route 132 ne remontent pas à hier comme en témoignent ces photos prises à plusieurs années d'intervalle, la première prise en 2016 et l'autre en 1949.

©Photos tirées de Facebook