Sections

Gaétan Lelièvre questionne le processus d'octroi du bureau d'accueil de la SÉPAQ


Publié le 11 octobre 2017

Gaétan Lelièvre est d'avis que la SÉPAQ a des explications à donner concernant le processus d'octroi du bureau d'accueil de l'Auberge de montagne.

©Photo TC Media - Dominique Fortier

Fraîchement revenu d'un repos en raison de soucis de santé, le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, a livré ses états d'âme sur l'épineux dossier de l'octroi du bureau d'accueil de l'Auberge de montagne des Chic-Chocs.

Il y a à peine deux semaines, l'entreprise Valmont plein air de Cap-Chat apprenait qu'elle avait perdu l'appel d'offres sur invitation de la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) au profit d'Hôtel et cie. Se faisant, le bureau d'accueil pour l'Auberge de montagne des Chic-Chocs se retrouve maintenant à 13km du chemin d'accès, ce qui représente une augmentation de près de 60 km au total pour les visiteurs provenant de l'Ouest.

Jérôme Landry, Dany Vézina et Judes Landry digèrent mal le déménagement du bureau d'accueil de l'Auberge de montagne des Chic-Chocs à Sainte-Anne-des-Monts.
Photo TC Media - Dominique Fortier

Le député de Gaspé, Gaétan Lelièvre, estime qu'il y a lieu de se poser de sérieuses questions sur tout le processus qui a mené à cet appel d'offres sur invitation. « La transparence est questionnable. Il y a une absence d'information en ce qui a trait au choix des entreprises invitées et sur les critères de sélection. Est-ce que certains commerces ont été avantagés? Est-ce que d'autres ont volontairement laissés de côté? »

Pour Gaétan Lelièvre, en tant que société d'État, la SÉPAQ a le devoir d'être juste avec toutes les entreprises. « Pour moi, un appel d'offres sur invitation est tout simplement discriminatoire. L'appel d'offres aurait dû être public. Tout le monde aurait dû pouvoir soumettre sa candidature et les résultats devraient être rendus publics comme c'est fait dans les villes. »

Le député est d'avis que la SÉPAQ a tout intérêt à rendre son processus transparent de A à Z et d'expliquer pourquoi elle a choisi de procéder ainsi. « Lorsqu'on n'a pas de réponse, on s'imagine n'importe quoi. Je ne doute pas des compétences de la SÉPAQ mais je demande des explications, non seulement pour moi mais pour toutes les personnes qui se sentent lésées dans cette affaire. »